Arthur Mensch appelle l’Europe à développer ses propres modèles d’IA
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Léna
Arthur Mensch, directeur général de Mistral AI, défend le développement de modèles d’intelligence artificielle de pointe en Europe dans une tribune publiée jeudi par Le Monde. Il estime que l’Europe ne doit pas laisser aux États-Unis et à la Chine le soin de développer ces technologies, au risque de dépendre de modèles contrôlés ailleurs. Il compare cette dépendance à celle qui existe déjà envers des fournisseurs américains de cloud et de logiciels. Les entreprises européennes leur verseraient plus de 260 milliards d’euros par an, affirme Arthur Mensch, qui présente ce chiffre dans sa tribune. Son argument porte aussi sur le fonctionnement des modèles fermés : leur propriétaire peut modifier les prix, restreindre les usages ou retirer une version, ce qui peut imposer ses décisions aux entreprises qui développent des applications à partir de ces modèles. La tribune attribuerait à Anthropic, sur ordre du gouvernement américain, la suspension en juin de l’accès mondial à ses modèles les plus avancés, avant son rétablissement ; l’extrait ne donne pas davantage de précisions sur cet épisode. Pour Arthur Mensch, développer des modèles de pointe en Europe permettrait de limiter le risque de dépendre de technologies contrôlées à l’étranger, et de préserver une marge de décision sur l’accès à ces outils et leur coût.
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