Brève

Deepfake sur scène

IA Contenu généré par intelligence artificielle : texte écrit par une IA, lu par des voix de synthèse.

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Marc

Les chorégraphes Jess et Morgs mettent en scène, dans Deepfake, une interview politique fictive pour interroger les rapports entre vérité, politique et images manipulées, selon The Guardian. Une journaliste y dialogue avec un responsable politique dans un entretien télévisé qui n’a jamais eu lieu. Le spectacle est filmé en direct par 4 caméras, tandis que le public voit à la fois la scène et une version montée à l’écran. Des danseurs en combinaison verte manipulent le décor avant de disparaître du montage ; leur intervention reste visible sur scène, ce qui rend concret l’écart entre l’événement joué et l’image diffusée. Les chorégraphes soulignent que les deepfakes peuvent conduire à croire des images fausses, mais aussi à douter d’images vraies. Cette double menace fragilise la confiance dans ce que l’on voit : le doute porte alors autant sur les images fabriquées que sur l’authenticité des images. Jess et Morgs avaient déjà abordé l’intelligence artificielle dans Coppélia, leur spectacle de 2022 pour le Scottish Ballet, qui transformait l’histoire d’une poupée dansante en mise en garde contre les automates et les excès de la technologie. Deepfake prolonge cette réflexion en faisant de la manipulation de l’image un ressort visible de la scène et de son montage.

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