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Des modèles d’IA vulnérables aux demandes extrémistes

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Un rapport de Tech Against Terrorism, partagé avec WIRED avant sa publication, a évalué 134 modèles d’intelligence artificielle face à des demandes liées au terrorisme et à l’extrémisme. Les chercheurs ont soumis plus de 200 requêtes, portant notamment sur des attaques de masse et sur la fabrication d’armes chimiques ou nucléaires. Le résultat est contrasté : seuls 2 modèles ont réussi l’ensemble des tests, tandis que 81 ont échoué aux critères retenus. Un modèle était considéré en échec s’il fournissait une réponse complète sur une attaque de masse, ou si son score global restait inférieur à 90. Les tests ont aussi mis en évidence une faiblesse dans la vérification du contexte : présenter une demande dangereuse comme le travail d’un chercheur en sécurité pouvait suffire à obtenir une réponse, même sans preuve de cette identité. L’article décrit également le détournement possible d’un modèle ouvert d’Alibaba, Qwen 3.8-27B : une version modifiée, présentée en ligne comme privée de ses garde-fous, a servi à créer un chatbot néonazi nommé MechaHitler. Ces résultats montrent que les protections ne résistent pas toujours aux demandes malveillantes, et qu’un modèle ouvert peut être modifié puis utilisé dans un but extrémiste.

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