La croissance dopée par l’IA peut-elle réduire la dette américaine ?
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Ondine
Aux États-Unis, le secrétaire au Trésor Scott Bessent mise sur une croissance annuelle de 3 %, en partie portée par l’intelligence artificielle, et Donald Trump affirme qu’elle permettra de réduire la dette fédérale de 40 000 milliards de dollars, selon The Guardian. Mais cette promesse ne règle pas le problème du déficit : les recettes fiscales supplémentaires générées par la croissance ne suffiraient pas à le combler. Dans le même temps, les investisseurs réclament des rendements plus élevés pour prêter à l’État américain, ce qui renchérit le financement de la dette. Les intérêts représentent déjà 3,3 % du produit intérieur brut, contre une moyenne de 2,1 % sur les 50 dernières années. La loi budgétaire One Big Beautiful Bill Act pourrait, elle, ajouter 4 700 milliards de dollars à la dette fédérale d’ici 2035. Le déficit atteint déjà 6 % du produit intérieur brut, et le Congressional Budget Office prévoit qu’il approchera 7 % en 2033. Autre pression sur les capitaux : les entreprises spécialisées dans le calcul intensif pour l’intelligence artificielle empruntent massivement afin de construire des centres de données, et rivalisent ainsi avec le Trésor américain pour attirer les investisseurs privés.
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