Le travail humain derrière l’intelligence artificielle
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Ondine
Le sociologue Clément Le Ludec publie vendredi chez Raisons d’Agir un essai sur les conditions de travail des annotateurs de données et la reconnaissance de leur expertise, selon Next. Intitulé Les damnés de la donnée, le livre compte 190 pages et examine le travail de préparation des données, souvent occulté par les récits d’automatisation. L’enquête porte notamment sur des annotateurs malgaches et des fondateurs de start-ups françaises du secteur technologique. Le Ludec s’intéresse aux conditions de travail des annotateurs et défend une meilleure reconnaissance de leur expertise dans la fabrication de l’intelligence artificielle. Son essai met ainsi l’accent sur les personnes qui préparent et annotent les données, une étape du travail humain que les récits centrés sur l’automatisation tendent à laisser dans l’ombre. Le livre aborde la préparation des données, un travail distinct de la conception des outils, mais nécessaire à la fabrication de systèmes d’intelligence artificielle. En étudiant des annotateurs à Madagascar et des fondateurs d’entreprises technologiques en France, Le Ludec examine plusieurs positions dans cette chaîne de production. Les 190 pages de l’essai donnent ainsi une place centrale à des tâches et à une expertise que les récits d’automatisation mettent souvent de côté. Sa proposition est de mieux reconnaître le rôle de ces travailleurs dans la production de l’intelligence artificielle, plutôt que de ne retenir que la part automatisée du processus.
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