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Linus Torvalds défend une approche pragmatique de l’intelligence artificielle dans Linux

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Linus Torvalds estime que l’intelligence artificielle peut servir au développement du noyau Linux si les contributions sont évaluées correctement, et s’oppose à leur rejet systématique, selon Next. Cette position s’inscrit dans un cadre déjà formalisé : un document consacré aux assistants de programmation a été intégré au noyau Linux 7.0 pour définir des pratiques liées à leur usage. Pour la version 7.3, Jonathan Corbet dénombre 18 533 changements, et les versions candidates 6 et 7 corrigent des centaines de bugs, un volume inhabituel à ce stade du développement. Next évoque aussi une estimation selon laquelle 10 % des correctifs de cette version seraient concernés par l’intelligence artificielle, mais le passage publié ne précise pas à quoi correspond exactement ce pourcentage. Le débat concerne également la façon de signaler les contributions réalisées avec l’aide de modèles de langage, afin que leur origine soit identifiable lors de leur examen. Sash Levin aurait proposé d’utiliser d’abord la mention « Co-developed-by », puis « Assisted-by », mais le statut final de cette proposition n’est pas précisé. Torvalds défend donc l’examen des contributions et des rapports soumis au projet, sans exclure leur usage parce qu’ils ont été produits avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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