Meta, Muse et le double standard dénoncé par les créateurs OnlyFans
IA Contenu généré par intelligence artificielle : texte écrit par une IA, lu par des voix de synthèse · sujet sensible, traité avec prudence.
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Théa
Des créatrices et des créateurs de contenus pour adultes dénoncent le contraste entre les restrictions qu’ils rencontrent sur Instagram et les conversations sexuelles explicites que Muse, l’agent d’intelligence artificielle de Meta, peut tenir avec des adultes, selon Wired. Meta a lancé Muse le 8 septembre aux États-Unis et au Canada. L’application dépassait les 5 millions de téléchargements au 30 septembre, d’après Clubic. Meta indique que l’agent génère du texte explicite, mais pas d’images ni de vidéos. La différence défendue par Meta tient donc aussi au cadre et au format : des échanges individuels, privés et réservés aux adultes avec Muse, plutôt que la promotion de services sur un réseau social. Pour les créateurs, le contraste concerne des conversations sexuelles que l’agent peut avoir, tandis que leurs comptes peuvent être soumis à des restrictions sur Instagram.
Théa
Meta distingue les conversations privées, individuelles et réservées aux adultes de la promotion de services sur un réseau social. Tracy Clayton, porte-parole de Meta, a exposé cette position à Wired. Vanniall affirme que son compte Instagram, suivi par plus de 100 000 personnes, est restreint. Elle dit aussi avoir des difficultés à faire retirer des deepfakes qui la représentent. Son expérience associe ainsi deux difficultés qu’elle décrit : accéder à son audience sur Instagram et obtenir le retrait de contenus fabriqués à son image. Tony Genius affirme en être à son septième compte Instagram en cinq ans et réclame un espace réservé aux adultes sur les réseaux sociaux de Meta, comparable à Muse. Sa demande porte sur la possibilité d’un espace destiné aux adultes au sein des plateformes sociales du groupe. Ces témoignages illustrent l’écart que les créateurs disent constater entre les possibilités offertes à l’agent et les règles appliquées à leurs comptes. Ils ne font pas disparaître la distinction avancée par Meta entre une conversation privée et la promotion de services sur un réseau social.
Théa
Jiz Lee estime que les grandes plateformes traitent souvent injustement les personnes queer et trans. Lee relie une partie de la censure en ligne à la loi américaine FOSTA-SESTA, signée en avril 2018. Cette critique élargit le débat au-delà des restrictions visant un compte particulier : elle concerne aussi les effets des pratiques de modération sur les personnes queer et trans, et sur les créateurs de contenus pour adultes. Le désaccord porte donc à la fois sur les règles qui encadrent les contenus publiés sur Instagram et sur le traitement de conversations sexuelles privées avec Muse. Meta justifie cette différence par le cadre individuel et réservé aux adultes de l’agent, par opposition à la promotion de services sur un réseau social. Les créateurs cités, eux, décrivent des restrictions sur Instagram et, pour Vanniall, des difficultés à faire retirer des deepfakes. Le point à retenir est ce contraste entre les échanges explicites permis à Muse et les restrictions rapportées par des créateurs sur Instagram, ainsi que le débat plus large sur les conséquences de la modération pour les personnes queer et trans.
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