Microsoft veut transformer Windows en plateforme d'agents locaux et hybrides
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Théa
Microsoft veut faire de Windows une plateforme pour des agents d’intelligence artificielle capables de combiner des modèles exécutés sur l’ordinateur et dans le cloud. Lors de son événement Windows et Surface, mercredi, l’entreprise a présenté cette approche sous le nom d’« Hybrid Intelligence », selon The Verge. Microsoft annonce l’intégration de l’outil open source llama.cpp à Windows ML, qui répartit les calculs entre le processeur, la carte graphique et la puce dédiée à l’intelligence artificielle. GitHub Copilot doit en bénéficier à partir du 15 octobre, selon Le Journal du Geek. L’approche vise à faire fonctionner localement les modèles lorsque le PC le permet, tout en gardant la possibilité de recourir au cloud. Elle repose donc à la fois sur des logiciels capables de choisir où effectuer les calculs et sur les ressources disponibles dans l’ordinateur.
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Microsoft rend également disponibles en version finale les Microsoft Execution Containers sur Windows 11. Cette infrastructure permet aux agents de fonctionner en arrière-plan sous le contrôle du système, explique Nvidia. Les utilisateurs peuvent définir les fichiers et les réseaux auxquels chaque agent isolé est autorisé à accéder, selon Le Journal du Geek. Ces protections prennent une importance particulière avec les fonctions prévues pour Copilot : dans les prochains mois, l’assistant doit pouvoir accéder aux fichiers du PC et effectuer des actions sur la machine, avec autorisation. Une démonstration vidéo a montré Autopilot traiter une demande liée à une déclaration d’impôts à partir d’un courriel de comptable, selon The Verge. Elle illustre un usage possible, mais ne détaille pas comment chaque action sera encadrée. Microsoft a aussi lancé le Surface Laptop Ultra, équipé de la plateforme Nvidia RTX Spark, à partir de 2 599 dollars, selon Axios. La machine apporte une capacité de calcul locale, tandis que les conteneurs visent à encadrer l’accès des agents au système.
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Pour les développeurs, l’arrivée de llama.cpp dans GitHub Copilot constitue une première mise en pratique annoncée. Les nouvelles capacités de Copilot, elles, restent prévues pour les prochains mois. Frandroid indique que Microsoft prépare l’exécution locale de modèles comptant de 70 à 284 milliards de paramètres, dont MAI Code 1.1 Flash. Une version locale de ce modèle est attendue d’ici la fin octobre dans GitHub Copilot sur les PC équipés d’une puce Nvidia RTX Spark. Microsoft affirme que DeepSeek V4 Flash, avec ses 284 milliards de paramètres, pourrait tenir dans 60 gigaoctets de mémoire après compression à 1,6 bit et dépasser GPT-5 en programmation et en raisonnement. Ces performances restent à confirmer. Le Journal du Geek indique que les puces dédiées à l’intelligence artificielle des PC Copilot+ ne peuvent pas charger un modèle nécessitant 60 gigaoctets. La portée de l’approche dépend donc des capacités de chaque ordinateur. Il faudra suivre quels modèles fonctionneront sur quelles machines, et quelles tâches Copilot exécutera localement plutôt que dans le cloud.
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