Face aux progrès de l’IA, des élèves se détourneraient du développement logiciel
IA Contenu généré par intelligence artificielle : texte écrit par une IA, lu par des voix de synthèse.
Transcription avec les sources de chaque passage
Token FM
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Victor
Bonjour Elias, on vous accueille pour parler d’une enquête de Nova Learning : parmi les élèves interrogés, les intentions d’études en informatique et en intelligence artificielle reculent, tandis que l’ingénierie progresse. Qu’est-ce qui change dans ces choix ?
Elias
Le signal est net dans cette enquête, d’après Developpez : l’informatique et l’intelligence artificielle attirent une part plus faible des élèves interrogés qu’un an auparavant. En 2025, ces domaines réunissaient 42,3 % des intentions d’études ; en 2026, ils en représentent 27,9 %, soit un recul de 14,4 points. En parallèle, l’ingénierie passe de 11,9 % à 23 %, presque le double de sa part précédente. On voit donc un déplacement des préférences déclarées, pas la disparition de l’intérêt pour la technologie. Ce qui change surtout, c’est la destination envisagée : moins de développement logiciel et davantage de disciplines qui construisent ou font fonctionner des objets physiques, comme les machines ou les appareils aéronautiques. Il faut garder en tête que ce sont des intentions d’études, pas des inscriptions définitives ni des choix de carrière déjà réalisés ; l’enquête décrit ce que les élèves interrogés envisagent, à un moment donné.
Victor
Quel rôle les outils d’intelligence artificielle peuvent-ils jouer dans ce mouvement ?
Elias
Alors, l’article avance que les progrès des assistants de codage peuvent contribuer à rendre les élèves plus prudents envers les études de développement logiciel. Ces outils sont décrits comme capables de générer du code, de corriger des erreurs, de concevoir des interfaces et de prendre en charge certaines étapes d’un projet avec peu d’intervention humaine. L’image qui peut inquiéter, c’est celle d’un métier où l’on ferait moins de programmation directe et davantage de vérification du travail produit par la machine. Dans cette enquête, ce facteur est associé aux incertitudes du marché de l’emploi, sans être présenté comme une cause unique. Les chiffres ne permettent pas de mesurer le poids de chacun de ces éléments, ni de savoir ce que chaque élève a entendu ou retenu au moment de choisir. Il s’agit donc d’une explication proposée par l’article, et non d’un lien causal démontré.
Victor
Quelles filières progressent, et quels sont les ordres de grandeur ?
Elias
Dans les choix d’ingénierie de 2026, l’aéronautique et le génie mécanique pèsent ensemble plus de 60 %. Ces deux disciplines représentent aussi 81 % de la croissance de cette filière dans l’enquête. Autrement dit, l’essentiel de la progression de l’ingénierie se concentre dans ces deux spécialités, plutôt que de se répartir également entre toutes les branches. À l’intérieur des choix en informatique, le développement logiciel et la science des données perdent 44 % de leur part par rapport à 2025. L’intelligence artificielle, lorsqu’elle est considérée comme un domaine d’étude distinct, recule de 6,2 points de pourcentage. Ce contraste ne dit donc pas que les élèves abandonnent toute formation technique : il montre surtout que, dans ces réponses, les domaines liés aux machines et aux systèmes physiques gagnent du terrain. Et ces chiffres décrivent des parts de réponses dans l’enquête, pas le nombre total d’étudiants inscrits dans chaque filière.
Victor
Quelles sont les limites de ces résultats ? Peut-on déjà parler d’un effet direct de l’intelligence artificielle ?
Elias
Non, pas sur la base de ces seuls chiffres. Les statistiques viennent d’échantillons spécifiques, et l’article ne précise pas ici leur taille ni leur représentativité. On ne peut donc pas les transformer en portrait de tous les élèves, ni conclure que les inscriptions en informatique baissent partout. Il faut aussi distinguer une intention déclarée d’une décision d’orientation effectivement prise, puis d’une inscription réalisée. Et surtout, constater que les intentions changent pendant que les outils progressent ne suffit pas à prouver que l’un provoque l’autre. Les perspectives d’emploi et les incertitudes du secteur sont aussi évoquées comme des éléments qui peuvent peser dans les décisions. Bon, le rapprochement est intéressant, mais il faut le présenter comme une piste à examiner, pas comme une causalité établie. Pour établir une tendance plus large, il faudrait pouvoir comparer des données représentatives et savoir précisément qui a été interrogé.
Victor
Qu’est-ce qu’il faut retenir pour les élèves qui réfléchissent à leur orientation ?
Elias
Les données font apparaître un recul des intentions d’études en informatique et en intelligence artificielle, tandis que l’ingénierie progresse. L’aéronautique et le génie mécanique représentent ensemble plus de 60 % des choix d’ingénierie recensés en 2026. Le développement logiciel et la science des données perdent aussi une part importante de leurs réponses, tandis que l’intérêt pour l’intelligence artificielle comme domaine distinct recule. Les progrès des assistants de codage et les incertitudes du marché de l’emploi sont avancés comme des facteurs possibles de prudence, sans causalité établie. Enfin, les échantillons sont spécifiques, et leur taille comme leur représentativité ne sont pas détaillées. Ces résultats ne suffisent donc pas à conclure à une tendance générale chez tous les élèves, ni à prédire les métiers qu’ils choisiront réellement. Ils invitent surtout à suivre l’évolution des choix, sans confondre un signal d’enquête avec une explication définitive.
Victor
Merci Elias pour ces éclairages.
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