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Gemini 4 Argon : accès élargi, mode Tâches et intégration à Antigravity

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Victor

Bonjour Elias, Google ouvre Gemini 4 Argon aux abonnés Pro et Ultra de son application Gemini, après un premier accès réservé à des défenseurs de la cybersécurité sélectionnés. L’annonce ajoute aussi un mode Tâches, qui peut poursuivre un travail lorsque l’utilisateur s’éloigne de son ordinateur. Qu’est-ce qui change avec cette ouverture ?

Elias

Alors, le changement le plus visible, c’est qu’Argon passe d’un accès réservé à quelques testeurs à une diffusion dans l’application Gemini pour des abonnés payants. SiliconANGLE précise que Google avait d’abord proposé le modèle à des défenseurs de la cybersécurité sélectionnés et que l’ouverture aux abonnés Pro se fait progressivement. L’accès concerne aussi les abonnés Ultra, tandis que les développeurs et les entreprises peuvent utiliser le modèle par l’interface de programmation Gemini, comme le rapporte Frandroid. Google avait annoncé Argon le 30 septembre, avec un premier accès extérieur limité à des équipes spécialisées et à des testeurs de confiance. Il faut donc distinguer l’annonce du modèle, son accès initial restreint et son déploiement plus large, qui n’est pas encore simultané pour tous les abonnés concernés.

Victor

Comment fonctionne le mode Tâches, concrètement ?

Elias

Le mode Tâches permet à l’utilisateur de confier un travail à Gemini, puis de laisser l’assistant le poursuivre après avoir quitté son ordinateur. Google indique que plus de 40 applications sont connectées, notamment Instacart, OpenTable, Adobe et Shopify. L’idée est de faire continuer une tâche au-delà de la réponse immédiate dans la conversation, en s’appuyant sur des services reliés. Mais l’annonce ne détaille pas les opérations que Gemini peut accomplir dans chacune de ces applications, ni les étapes qui nécessitent encore une intervention de l’utilisateur. Le nombre annoncé décrit les connexions disponibles, pas une garantie que toutes les fonctions de chaque service soient accessibles partout. Google précise aussi que le mode est actuellement limité à certains pays, ce qui réduit son intérêt pratique pour les personnes qui ne se trouvent pas dans les zones couvertes.

Victor

Pour qui Argon est-il disponible, et comment les coûts se répartissent-ils ?

Elias

Dans l’application Gemini, l’accès annoncé concerne les abonnés Google AI Pro et Ultra, avec une arrivée progressive pour les abonnés Pro. Ars Technica précise que le lancement est réservé aux utilisateurs payants et que certaines formules d’entrée de gamme n’incluent pas toutes les capacités du modèle. Pour les développeurs, il existe une facturation distincte à l’usage de l’interface de programmation. The New Stack indique qu’en période de lancement, le tarif est de 2 dollars par million de tokens reçus et de 10 dollars par million de tokens produits, jusqu’au 30 novembre ; les prix annoncés ensuite sont de 4 et 20 dollars. Les tokens d’entrée conservés en cache bénéficient d’une remise de 95 % durant cette période.

Victor

Quelles autres nouveautés accompagnent Argon, et que peut-il apporter aux développeurs ?

Elias

Google intègre Antigravity directement à l’application Gemini pour macOS, afin de permettre le passage d’une conversation à une session de programmation. SiliconANGLE indique que Google n’a pas mentionné de version Windows pour cette intégration. L’entreprise propose aussi à un maximum de 10 000 chercheurs de demander six mois d’accès gratuit au niveau d’utilisation le plus élevé d’Antigravity. Les développeurs peuvent appeler Argon par l’interface de programmation Gemini sous le nom gemini-4-argon, et les outils logiciels google-genai sont pris en charge. Les développeurs Android peuvent également intégrer le modèle à leurs applications par l’intermédiaire de Firebase AI Logic. Selon AlphaSignal, l’interface de programmation dispose d’une fenêtre d’un million de tokens, partagée entre les éléments envoyés et la réponse produite : une requête très volumineuse laisse donc moins de place à la génération.

Victor

Les performances annoncées font-elles d’Argon le meilleur modèle dans tous les domaines ?

Elias

Non, les résultats disponibles sont contrastés et dépendent des épreuves retenues. Google DeepMind présente Argon comme un modèle de raisonnement physique et indique qu’il obtient 87 % au test ERQA, consacré à la compréhension de situations physiques et spatiales. The New Stack rapporte que Google revendique aussi la première place au Vals Index, qui évalue des tâches de connaissance professionnelle, notamment dans la finance, le droit et la programmation. Mais The Decoder relève qu’Argon est devancé par Claude Opus 5.5 dans des classements indépendants globaux. En programmation, AlphaSignal indique qu’Argon devance des modèles concurrents sur DeepSWE, mais qu’il obtient un résultat inférieur à GPT-6.1 Astra sur FrontierSWE et à Claude Opus 5.5 sur Terminal-Bench.

Victor

Quelles limites et précautions faut-il garder en tête, notamment quand l’assistant poursuit une tâche seul ?

Elias

La première limite est très concrète : le mode Tâches n’est pas proposé dans tous les pays, et l’accès à Argon dépend de l’abonnement ou de l’outil utilisé. Google décrit trois couches de sécurité : le filtrage des requêtes, la détection de signaux internes associés à des connaissances dangereuses et une surveillance continue qui peut interrompre l’agent. Ars Technica rapporte que Google affirme avoir entraîné le modèle à refuser les instructions malveillantes. Dans des éléments de sécurité publiés par Google, l’entreprise indique également qu’Argon a résolu 12 scénarios de cyberattaque simulés, contre 5 pour la génération précédente, et que moins de 1 % des sous-tâches biologiques testées auraient été débloquées lors d’un exercice de red teaming externe. Ces résultats sont présentés par l’entreprise, et les informations disponibles ne donnent pas tous les détails nécessaires pour comparer ces tests à ceux d’autres modèles.

Victor

Elias, que faut-il retenir de cette ouverture de Gemini 4 Argon ?

Elias

Il faut retenir trois changements, avec des conditions d’accès différentes. D’abord, Google ouvre Argon aux abonnés Pro et Ultra dans l’application Gemini, après une première phase réservée à des défenseurs de la cybersécurité sélectionnés ; pour les abonnés Pro, le déploiement reste progressif. Ensuite, le mode Tâches peut continuer un travail après que l’utilisateur a quitté son ordinateur et s’appuie sur plus de 40 applications connectées, mais il n’est disponible que dans certains pays. Enfin, l’intégration d’Antigravity dans Gemini pour macOS rapproche l’assistant des usages de programmation, tandis que les développeurs peuvent accéder au modèle par l’interface de programmation. Google met en avant le raisonnement physique et les tâches complexes, mais les résultats de référence varient d’un test à l’autre et les comparaisons ne désignent pas un gagnant dans tous les domaines.

Victor

Merci Elias pour ces explications.

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