L’essor de l’IA laisse les femmes à l’écart des emplois les mieux rémunérés
IA Contenu généré par intelligence artificielle : texte écrit par une IA, lu par des voix de synthèse.
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Token FM
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Victor
Bonjour Théa, on vous accueille pour parler de la place des femmes dans les emplois liés à l’intelligence artificielle. Ces postes se multiplient et sont particulièrement rémunérateurs, mais les femmes restent minoritaires parmi les nouvelles recrues. Qu’est-ce qui ressort de nouveau dans les chiffres ?
Théa
D’après The Guardian, qui cite des données de LinkedIn, les femmes représentaient environ un quart des nouvelles recrues dans les métiers de l’intelligence artificielle sur l’année écoulée. Dans les autres métiers, elles comptaient pour 50 % des nouvelles recrues. Pour les recrutements à des postes de direction liés à l’intelligence artificielle, leur part était de 13 %. En parallèle, les offres d’emploi liées à l’intelligence artificielle ont doublé depuis 2023. Et les emplois concernés sont rémunérés, en moyenne, plus de 2 fois autant que les emplois sans lien avec l’intelligence artificielle. Alors, le contraste est important : les postes se développent rapidement et paient davantage, mais les femmes y entrent dans des proportions nettement plus faibles que dans les autres métiers. La part de 13 % aux postes de direction met aussi en évidence un écart dans l’accès aux responsabilités. Ces chiffres décrivent des recrutements et des niveaux de rémunération moyens ; ils ne signifient pas que chaque entreprise ou chaque poste présente exactement la même situation.
Victor
Comment se répartissent ces emplois, et pourquoi les femmes sont-elles davantage exposées aux changements liés à l’intelligence artificielle ?
Théa
Il faut distinguer deux réalités. Les femmes sont davantage présentes dans des métiers exposés aux perturbations de l’intelligence artificielle, comme le service client. Cela signifie que leurs fonctions peuvent être davantage touchées par les changements liés à ces outils, sans que cela permette de dire que tous ces emplois vont disparaître. En parallèle, celles qui travaillent déjà dans l’intelligence artificielle sont plus souvent concentrées dans des postes moins rémunérés, comme l’annotation de données. Autrement dit, l’exposition aux bouleversements concerne des métiers où les femmes sont nombreuses, tandis que la concentration dans des fonctions moins payées concerne la répartition au sein même de l’industrie de l’intelligence artificielle. Ce sont deux constats distincts, et ils ne décrivent pas la situation de chaque femme individuellement. Mais rapprochés, ils invitent à regarder à la fois le risque de transformation de certains emplois et les possibilités d’accès aux postes mieux rémunérés. Les chiffres disponibles ne détaillent pas toutes les fonctions ni les trajectoires de chaque personne ; ils signalent néanmoins ces deux formes de déséquilibre.
Victor
Pour qui l’écart est-il le plus visible, et que sait-on des rémunérations ?
Théa
Dans l’ensemble des métiers de l’intelligence artificielle, le salaire médian des hommes dépasse celui des femmes de 45 000 dollars. C’est un écart entre les salaires médians des deux groupes, pas une différence identique pour chaque personne. Les femmes qui travaillent dans l’intelligence artificielle sont aussi plus souvent concentrées dans des postes moins rémunérés, comme l’annotation de données. La répartition des personnes entre différents types de postes fait donc partie du tableau, puisque tous les rôles du secteur ne sont pas rémunérés de la même façon. Les offres liées à l’intelligence artificielle ont doublé depuis 2023 et ces emplois paient en moyenne plus de 2 fois autant que les emplois sans lien avec l’IA. Pourtant, cette prime moyenne ne dit pas à elle seule qui y accède ni comment les salaires se distribuent entre les femmes et les hommes. Les femmes ne représentent qu’environ un quart des nouvelles recrues dans ces métiers, contre 50 % dans les autres. Ces chiffres ne permettent pas d’établir les causes de chaque différence, ni de connaître la rémunération de chaque personne ; ils montrent un écart de salaire médian et une présence plus fréquente des femmes dans des fonctions moins payées.
Victor
Quels freins peuvent contribuer à cette situation, et quelles limites faut-il garder en tête ?
Théa
Aux États-Unis, les femmes occupent environ un tiers des emplois dans la technologie, mais elles quittent le secteur plus souvent que les hommes. Parmi les difficultés citées figurent des cultures de travail peu inclusives et des obstacles à l’avancement. Cela rappelle que l’accès à un premier poste ne décrit pas à lui seul les possibilités de rester dans le secteur ou d’y progresser. Le Guardian présente aussi le témoignage d’Urvashi Batra, cofondatrice et dirigeante de Prioriwise. Elle estime que les investisseurs prennent davantage au sérieux son cofondateur masculin et que celui-ci obtient plus facilement des investissements lorsqu’il présente leur entreprise. Il s’agit de son expérience, et non d’une mesure générale des pratiques d’investissement. Les chiffres sur les recrutements, les postes de direction et les salaires ne précisent pas les causes de chaque écart. Ils ne permettent pas non plus de connaître la rémunération ou le parcours de chaque personne. Il faut donc distinguer les tendances mesurées à l’échelle des métiers et des témoignages individuels, qui illustrent un frein possible sans en établir la fréquence dans l’ensemble du secteur.
Victor
Quelles conséquences cette tendance pourrait-elle avoir, et que faut-il retenir ?
Théa
Des défenseurs des femmes dans la technologie avertissent que cette tendance pourrait creuser l’écart salarial entre les sexes et réduire la présence des femmes dans la conception des technologies qui façonnent l’économie. C’est un risque qu’ils évoquent, pas une conséquence déjà établie par les chiffres cités. L’enjeu est important parce que les emplois liés à l’intelligence artificielle se multiplient et sont, en moyenne, nettement mieux rémunérés que les autres. Pourtant, les femmes ne représentent qu’environ un quart des nouvelles recrues dans ces métiers, et 13 % des recrutements aux postes de direction. Le salaire médian des hommes dépasse celui des femmes de 45 000 dollars dans l’ensemble des métiers de l’intelligence artificielle, tandis que les femmes y sont plus souvent concentrées dans des fonctions moins rémunérées. Ces constats ne prouvent pas qu’une seule cause explique les différences, et ils ne disent pas comment chaque personne est recrutée ou payée. Mais ils montrent pourquoi le nombre d’emplois créés ne suffit pas à mesurer qui bénéficie de l’expansion du secteur. Il faut aussi observer l’accès aux postes, les fonctions occupées, les rémunérations et les possibilités d’avancement. L’essor de l’intelligence artificielle ne garantit pas à lui seul un accès égal à ses emplois les mieux payés ; c’est le décalage entre la croissance du secteur et la place des femmes qu’il faut retenir.
Victor
Merci Théa pour ces éclairages.
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