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Microsoft veut faire de Windows une plateforme pour les agents d’IA locaux et hybrides

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Victor

Bonjour Noor, Microsoft veut faire de Windows une plateforme pour des agents d’intelligence artificielle capables d’utiliser des modèles locaux ou dans le cloud. Quelles nouveautés l’entreprise a-t-elle annoncées ?

Noor

Alors, mercredi, lors de son événement consacré à Windows et Surface, Microsoft a présenté une évolution de Copilot qui doit lui donner accès aux fichiers de l’ordinateur et lui permettre d’effectuer des actions dans le système, d’après Le Journal du Geek. L’entreprise appelle « Hybrid Intelligence » son approche qui combine des modèles exécutés sur le PC et des modèles dans le cloud. L’objectif annoncé est de faire fonctionner localement ce qui peut l’être, tout en sollicitant le cloud lorsque cela est nécessaire. Pour soutenir cette orientation, Microsoft intègre l’outil libre llama.cpp à Windows ML, le système qui répartit les calculs entre le processeur, la carte graphique et la puce dédiée à l’intelligence artificielle. GitHub Copilot doit être le premier bénéficiaire de cette intégration, à partir du 15 octobre. Ce rendez-vous concerne donc d’abord l’intégration d’un outil de modèles locaux dans Windows ML ; il ne correspond pas à la mise à disposition simultanée de toutes les fonctions annoncées pour Copilot. Microsoft prévoit en effet d’ajouter à Copilot, dans les prochains mois, l’accès aux fichiers de l’ordinateur, la possibilité d’agir sur la machine avec autorisation et le recours à des modèles locaux. L’entreprise a également annoncé la disponibilité finale des Microsoft Execution Containers sur Windows 11. Ces annonces s’inscrivent dans une même direction : intégrer l’exécution des modèles et des agents au fonctionnement de Windows, plutôt que de traiter ces fonctions comme des services uniquement séparés du système.

Victor

Comment Windows doit-il faire fonctionner ces agents, et comment leurs accès sont-ils encadrés ?

Noor

Microsoft décrit plusieurs éléments nécessaires à l’exécution d’un agent : une orchestration, une mémoire extérieure au modèle et une couche qui combine plusieurs modèles avec leur contexte et leurs capacités d’action. L’entreprise veut rendre ces possibilités disponibles pour ses propres applications et pour des agents tiers. Les Microsoft Execution Containers, ou MXC, sont désormais en version finale sur Windows 11 ; ils permettent à un agent de fonctionner dans un environnement isolé. L’utilisateur peut définir les fichiers et les réseaux auxquels cet agent a le droit d’accéder, et le système applique ces limites pendant son exécution. Microsoft décrit aussi MXC comme une infrastructure qui permet aux agents de fonctionner en arrière-plan de manière persistante, sous le contrôle du système d’exploitation. L’entreprise associe cette fonction à Microsoft Security et Agent 365 pour sécuriser, observer et gouverner l’exécution des agents sous Windows. Ces éléments décrivent des contrôles portant sur les accès et l’exécution, et non une garantie que chaque action d’un agent sera correcte. Le périmètre autorisé peut être défini pour les fichiers et les réseaux ; les annonces ne précisent pas ici tous les détails de configuration ni la manière dont chaque application présentera ces choix. L’intérêt pratique dépendra donc de la façon dont les autorisations seront proposées et de la possibilité de les régler pour chaque agent. La disponibilité finale de MXC sur Windows 11 constitue toutefois un élément concret de cette stratégie, tandis que les autres évolutions de Copilot sont annoncées pour les prochains mois.

Victor

Pour qui ces fonctions sont-elles prévues, et quel matériel peut faire tourner les modèles locaux ?

Noor

Microsoft prépare l’exécution locale sur des PC Windows de modèles comptant de 70 à 284 milliards de paramètres, parmi lesquels MAI Code 1.1 Flash, un nouveau modèle Nemotron de Nvidia et DeepSeek V4 Flash. Pour GitHub Copilot sur les PC équipés d’une puce Nvidia RTX Spark, la version locale de MAI Code 1.1 Flash est attendue d’ici la fin octobre, d’après Frandroid. Le matériel présenté avec ces annonces comprend le Surface Laptop Ultra, un ordinateur de 15 pouces destiné notamment aux créateurs et aux développeurs. Sa configuration de base comprend 24 gigaoctets de mémoire vive et 512 gigaoctets de stockage ; son prix de départ est de 2 599 dollars. Microsoft indique que cette machine peut embarquer jusqu’à 128 gigaoctets de mémoire unifiée, une caractéristique présentée pour prendre en charge des charges de travail locales plus importantes. Ces informations ne signifient pas que chaque PC Windows pourra exécuter les mêmes modèles : les annonces distinguent les configurations et les ressources matérielles disponibles. Le Surface Laptop Ultra est un appareil haut de gamme, et Microsoft n’a pas annoncé qu’il serait nécessaire pour toutes les nouvelles fonctions de Copilot. L’entreprise présente aussi les évolutions logicielles comme des capacités destinées à Windows, tandis que ses exemples de grands modèles locaux concernent des machines particulièrement équipées. La disponibilité d’un modèle sur une configuration donnée dépend donc du matériel annoncé pour cette machine. Il faut distinguer les fonctions générales de l’assistant, les intégrations logicielles prévues et les possibilités de calcul local associées aux ordinateurs capables de les prendre en charge.

Victor

Que sait-on des performances annoncées pour les modèles locaux, et quelles réserves faut-il garder ?

Noor

Le cas le plus spectaculaire avancé par Microsoft concerne DeepSeek V4 Flash, qui compte 284 milliards de paramètres. Microsoft affirme aussi que cette version dépasserait GPT-5 en programmation et en raisonnement, mais cette comparaison reste à confirmer. Les informations disponibles ne donnent pas les détails des tests permettant de vérifier ces performances, et il faut donc présenter cette supériorité comme une affirmation de Microsoft, pas comme un résultat établi indépendamment. La taille annoncée du modèle pose également une question matérielle : l’article précise que les puces dédiées à l’intelligence artificielle des PC Copilot+ ne peuvent pas charger un modèle qui nécessite 60 gigaoctets de mémoire. Le même article relaie des chiffres de Microsoft selon lesquels les PC Copilot+ représenteraient plus de 40 % des portables professionnels et effectueraient plus de 2 000 milliards d’inférences locales par mois. Ces chiffres ne sont pas étayés dans l’extrait, et ils ne permettent pas à eux seuls de mesurer l’usage réel de chaque fonction. Il faut donc séparer ce qui est annoncé comme une capacité technique, ce que le matériel peut effectivement prendre en charge et les affirmations de performances qui restent à confirmer. L’exemple de DeepSeek V4 Flash ne démontre pas que ce modèle sera utilisable sur tous les PC Copilot+, puisque la mémoire nécessaire dépasse ce que leurs puces dédiées peuvent charger. Les annonces montrent ainsi des objectifs différents selon les machines, sans fournir une mesure indépendante de l’adoption générale de l’inférence locale.

Victor

À quoi pourraient ressembler les usages de Copilot et de la recherche Windows ?

Noor

Microsoft prévoit d’ajouter à Copilot l’accès aux fichiers de l’ordinateur, la capacité d’effectuer des actions sur la machine avec l’autorisation de l’utilisateur et le recours à des modèles locaux. Ces fonctions reposant sur l’approche hybride sont annoncées pour les prochains mois. Une démonstration vidéo a montré Autopilot aidant à traiter une demande liée à une déclaration d’impôts à partir d’un courriel du comptable. Il s’agit d’un exemple présenté par Microsoft, et non d’une mesure de la fiabilité de l’agent dans toutes les situations. L’accès aux fichiers et les actions sur la machine changent la nature des tâches que l’assistant peut effectuer, mais Microsoft précise que l’action doit être autorisée par l’utilisateur. Windows 11 doit aussi recevoir des actions rapides depuis sa barre de recherche, notamment pour activer le mode sombre ou régler le volume du microphone. Cette fonction est annoncée à partir de l’automne. Elle constitue un usage différent de celui des modèles locaux : il s’agit de lancer des commandes rapides depuis la recherche, tandis que Copilot doit gagner des capacités d’accès aux fichiers et d’action. Les annonces ne précisent pas ici la liste complète des commandes proposées ni les modalités détaillées de chaque autorisation. La démonstration d’Autopilot illustre une tâche qui mobilise un courriel et une demande de traitement, mais elle ne permet pas de conclure que l’agent peut gérer automatiquement toutes les démarches comparables. Ce que Microsoft annonce, c’est donc une extension progressive des capacités de Copilot, avec une validation de l’utilisateur pour les actions et un recours possible à des modèles locaux.

Victor

Qu’est-ce qu’il faut retenir de cette évolution de Windows ?

Noor

Il faut retenir que Microsoft veut faire de Windows une plateforme pour des agents qui peuvent mobiliser des modèles locaux ou des services dans le cloud. L’intégration de llama.cpp à Windows ML, avec GitHub Copilot comme premier bénéficiaire annoncé à partir du 15 octobre, est l’un des jalons concrets de cette orientation. Les Microsoft Execution Containers sont, eux, disponibles en version finale sur Windows 11 et permettent de définir les fichiers et les réseaux auxquels chaque agent isolé peut accéder. Microsoft prévoit aussi d’étendre Copilot, dans les prochains mois, avec l’accès aux fichiers du PC, des actions réalisées avec autorisation et le recours à des modèles locaux. L’entreprise décrit par ailleurs l’orchestration, la mémoire externe au modèle et la combinaison de modèles comme des éléments nécessaires à l’exécution d’agents. Mais les annonces ne signifient pas que les capacités seront identiques sur tous les ordinateurs, ni que les grands modèles fonctionneront sur les machines les moins équipées. Les informations sur DeepSeek V4 Flash et sur l’adoption de l’inférence locale doivent rester attribuées à Microsoft et accompagnées de réserves, car ces affirmations ne sont pas confirmées indépendamment dans les éléments publiés. La stratégie combine donc des évolutions du système, des outils pour les développeurs, des contrôles d’accès et des fonctions à venir dans Copilot. Les dates annoncées ne sont pas les mêmes pour chaque élément : GitHub Copilot doit bénéficier de llama.cpp à partir du 15 octobre, tandis que plusieurs capacités de Copilot sont prévues dans les prochains mois. La portée réelle de ces changements dépendra des fonctions effectivement déployées et des configurations matérielles capables de faire tourner les modèles locaux. Merci Noor pour ces explications.

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