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Thélyson Orélien conteste l’usage de l’intelligence artificielle dans son roman

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Victor

Bonjour Elias, Thélyson Orélien conteste avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son roman, tandis que l’Académie Goncourt l’a retiré de sa sélection. Que dit-il précisément ?

Elias

Alors, d’après franceinfo, Thélyson Orélien affirme qu’aucune phrase de « C’était ça ou mourir » n’a été créée par une intelligence artificielle. Il reconnaît avoir utilisé des outils pour effectuer des recherches, mais conteste qu’une machine ait généré le texte du roman. C’est sa réponse aux soupçons portant sur la rédaction du livre, et il faut distinguer cette déclaration d’une vérification indépendante de chaque phrase. En parallèle, l’Académie Goncourt a retiré le roman de sa sélection après ces soupçons. L’affaire comporte donc deux éléments distincts : une accusation sur la manière dont le livre a été écrit, et la décision de l’Académie de ne plus le retenir dans sa sélection.

Victor

Comment l’écrivain décrit-il son recours aux outils d’intelligence artificielle ?

Elias

Il dit s’être servi d’outils pour ses recherches, et non pour produire des phrases du roman. Cette nuance est centrale : l’usage d’un outil pendant un travail documentaire n’est pas, dans son récit, la même chose que lui confier l’écriture du texte. Mais sa déclaration ne détaille pas quels outils il aurait employés, ni les recherches concernées. On ne peut donc pas en déduire leur rôle précis, ni la façon dont il les a utilisés. Ce qui est établi ici, c’est qu’Orélien affirme qu’aucune phrase n’a été créée par une intelligence artificielle ; ce n’est pas une démonstration technique publiée dans les éléments disponibles. Il présente ainsi sa position, sans que cela efface les soupçons qui ont conduit au retrait du livre.

Victor

Pour qui suit le calendrier du livre, quand l’a-t-il écrit ?

Elias

Thélyson Orélien affirme avoir commencé à écrire le roman au Québec en 2017, puis avoir achevé un premier jet en 2019, d’après Le Monde. Ce calendrier donne des repères concrets sur la genèse qu’il revendique : le début de l’écriture, puis l’achèvement d’une première version. Un premier jet ne signifie pas nécessairement que le livre publié est resté identique ; les éléments disponibles ne décrivent pas les étapes de révision. Il serait donc excessif de présenter ces dates comme une preuve, à elles seules, de la manière dont le texte final a été produit. Ces dates situent le début de l’écriture et la fin du premier jet qu’il affirme avoir achevé. Sa contestation porte sur la création des phrases, pas sur l’existence d’outils utilisés pour des recherches.

Victor

Il reconnaît aussi des plagiats. Qu’admet-il, et que faut-il distinguer ?

Elias

D’après franceinfo, Thélyson Orélien aurait reconnu avoir plagié des textes d’auteurs reconnus dans les années 2010 et aurait qualifié ces actes d’erreurs inacceptables. Cet aveu porte sur des plagiats passés. Il ne confirme pas, à lui seul, les soupçons d’utilisation de l’intelligence artificielle pour son roman. Orélien contesterait avoir fait générer des phrases du livre par une machine. Il faut donc distinguer ce qu’il aurait reconnu au sujet des plagiats de sa position sur l’usage de l’intelligence artificielle.

Victor

Quelles sont les limites de ce que l’on peut conclure sur cette affaire ?

Elias

La limite principale, c’est que les éléments rapportés décrivent la déclaration de l’écrivain et la décision de l’Académie, mais ne donnent pas d’analyse technique du manuscrit. Ils ne permettent donc pas de trancher, à eux seuls, la question de l’origine de chaque phrase. Le calendrier avancé par Orélien renseigne sur le début du travail et l’achèvement du premier jet, mais ne constitue pas non plus une expertise du texte. De son côté, le retrait de la sélection montre la conséquence concrète des soupçons pour le parcours du roman au Goncourt. Il ne faut pas lui donner une portée qu’il n’a pas : c’est une décision de l’Académie, pas une démonstration de l’usage d’une machine. On peut rapporter séparément ce que l’auteur affirme, ce qu’il reconnaît et ce que l’institution a décidé.

Victor

Que faut-il retenir de cette distinction entre les trois éléments ?

Elias

Il faut retenir trois faits, sans les confondre. Thélyson Orélien nie que l’intelligence artificielle ait créé des phrases de son roman, tout en disant avoir utilisé des outils pour ses recherches. Il aurait également reconnu des plagiats commis dans les années 2010 et les aurait qualifiés d’inacceptables, selon franceinfo. Enfin, après les soupçons d’utilisation de l’intelligence artificielle, l’Académie Goncourt a écarté le roman de sa sélection. Ses repères d’écriture, au Québec en 2017 puis avec un premier jet achevé en 2019, complètent le récit qu’il donne de la fabrication du livre. Mais ils ne tranchent pas, à eux seuls, le débat sur l’origine du texte. La position de l’écrivain, son aveu concernant les plagiats et la décision de l’Académie sont donc trois informations à garder distinctes.

Victor

Merci Elias pour ces éclairages.

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