Arthur Samuel et le jeu de dames
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Théa
Dans les années 1950, Arthur Samuel, chercheur chez IBM, écrit un programme capable de jouer aux dames. L’enjeu ne se limite pas à faire jouer le programme : celui-ci s’améliore en jouant. Samuel le fait notamment jouer contre lui-même. Le programme affronte alors une autre version de lui-même, et ces parties s’inscrivent dans le processus par lequel il s’améliore. Les dames sont donc le jeu au cœur de ce travail, et jouer n’est pas seulement le résultat attendu : c’est aussi ce qui permet au programme de progresser. En 1959, Samuel publie un article consacré à ce travail. Depuis, le nom de Samuel est associé à l’expression « machine learning », que l’on traduit par « apprentissage automatique ». Dans ce travail, l’expression se rattache à une idée simple : un programme joue, et il s’améliore en jouant. Les parties, y compris celles qu’il dispute contre lui-même, donnent à voir cette manière d’apprendre par le jeu. C’est là que se rejoignent les dames, le programme de Samuel et l’apprentissage automatique.
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