Le rapport ALPAC
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Capucine
En 1966, un rapport rédigé pour le gouvernement américain se penche sur la recherche en traduction automatique. Il porte un nom devenu associé à un moment important de cette histoire : le rapport ALPAC. Son sujet est précis : la traduction automatique, comparée à la traduction humaine. Le verdict est défavorable aux machines. Le rapport conclut que la traduction automatique est plus lente, moins précise et plus coûteuse que la traduction humaine. Ces trois constats dessinent le bilan de l’évaluation : sur la vitesse, la précision et le coût, la traduction humaine obtient de meilleurs résultats. Et le rapport ne reste pas sans conséquence pour le domaine qu’il évalue. Aux États-Unis, il entraîne une forte baisse des financements consacrés à la recherche en traduction automatique. Ainsi, en 1966, une évaluation de cette recherche est suivie d’un recul important de ses financements américains. Le rapport ALPAC marque un moment où l’examen des performances de la traduction automatique débouche sur une réduction des moyens accordés à ce domaine. La traduction automatique se retrouve alors face à un bilan défavorable et à une baisse de financements, deux conséquences liées à ce rapport.
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