Mechanical Turk, les humains derrière l'IA
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Transcription avec les sources de chaque passage
Théa
En 2005, Amazon lance Mechanical Turk, une plateforme où des entreprises confient de petites tâches à des travailleurs en ligne. L’échelle est celle de tâches distinctes, réalisées par des personnes plutôt que regroupées en un seul grand travail, et chaque travailleur est payé à la tâche. Le nom choisi par Amazon renvoie au Turc mécanique, un faux automate joueur d’échecs du XVIIIe siècle. Avec Mechanical Turk, le nom fait écho à cette présence humaine derrière l’apparence de l’automatisation, mais dans un contexte différent, celui d’une plateforme de travail en ligne. Parmi les activités confiées sur la plateforme figure l’annotation de grandes bases de données, c’est-à-dire le travail humain effectué sur ces données. ImageNet compte parmi les bases ainsi annotées, un exemple concret de l’usage de la plateforme. Ce moment rend visible une part du travail nécessaire à l’intelligence artificielle : des personnes accomplissent des tâches qui peuvent rester peu visibles derrière les systèmes et les bases de données. Mechanical Turk rappelle ainsi que, dans cette histoire, l’intelligence artificielle ne repose pas uniquement sur des machines ; le travail humain y a aussi sa place.
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