Le récap

Le récap du samedi 7 novembre

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Léna

Amazon Web Services ajoute à Amazon SageMaker la prise en charge du partitionnement des GPU NVIDIA pour l’inférence en temps réel, une annonce rapportée par Unite.AI. La fonction s’appuie sur Multi-Instance GPU, ou MIG, qui divise un accélérateur physique en partitions indépendantes. Chaque partition dispose d’une part dédiée de calcul et de mémoire, avec une isolation matérielle, explique Amazon Web Services. Selon le modèle d’accélérateur, le GPU peut être divisé en 7 instances au maximum. Avec les composants d’inférence, cette option permet de déployer plusieurs modèles sur un même point de terminaison. La fonction ne concerne toutefois pas les points de terminaison à modèle unique, les configurations sans serveur ni celles qui utilisent des pools d’instances hétérogènes. Le choix du déploiement reste donc déterminant. Ce changement porte sur la manière d’organiser les ressources matérielles pendant l’inférence. Il ne signifie pas que toutes les configurations SageMaker peuvent désormais partager un GPU, ni que chaque modèle pourra être placé dans n’importe quelle partition. Pour les environnements compatibles, plusieurs modèles peuvent en revanche utiliser les partitions d’un même accélérateur, chacune avec ses ressources isolées. C’est le point à retenir : AWS ouvre une possibilité de partage plus fin des GPU NVIDIA sur SageMaker, tout en limitant son usage à des configurations précises.

Léna

Artex annonce que ses futures versions seront propriétaires et réservées à des clients payants, après la découverte de plus de 800 instances accessibles sur Internet sans mot de passe. Censys a repéré ces déploiements, d’après TechCrunch. Artex est un outil autonome de test d’intrusion, capable de sonder des systèmes et de mener des opérations avec peu d’intervention humaine. Microsoft décrit ce système d’agents d’intelligence artificielle comme capable d’enchaîner les étapes d’une attaque, de la reconnaissance à l’exfiltration de données. Censys précise que certaines instances pourraient servir à des tests autorisés, mais que l’usage de nombreuses autres reste incertain. L’organisation indique qu’aucune obligation ne contraint leurs propriétaires à les rendre accessibles depuis Internet. Des entreprises de cybersécurité ont associé Artex à des opérations visant le secteur financier sud-coréen en septembre, puis à une attaque contre ConnectWise en octobre. Microsoft indique que l’utilisation de l’outil a permis des intrusions et des vols de données dans des environnements cloud de clients, à une vitesse qui aurait laissé peu de temps pour réagir. L’étendue exacte des opérations n’est pas établie. La décision annoncée par Artex concerne les prochaines versions du logiciel. Elle ne fait pas disparaître les copies déjà partagées : des dizaines d’exemplaires du code resteraient disponibles sur des plateformes de partage, selon Brief IA. L’accessibilité des instances repérées et l’incertitude sur leur usage demeurent donc des éléments distincts de la restriction commerciale à venir. À retenir, plus de 800 déploiements étaient exposés sans authentification, tandis que le code reste diffusé en ligne et que des entreprises de cybersécurité ont associé l’outil à plusieurs opérations.

Léna

Abdulrahman Alfozan, ancien ingénieur d’OpenAI, aurait plaidé non coupable devant un tribunal fédéral dans une affaire liée à l’installation présumée d’un dispositif d’enregistrement dissimulé dans un bureau de l’entreprise, selon Bloomberg. Le Financial Times identifie Alfozan comme un ressortissant saoudien. Il faut donc distinguer l’allégation, la réponse de l’intéressé et toute conclusion judiciaire. Les faits cités ne permettent pas d’établir une culpabilité. Le dossier concerne un possible dispositif d’enregistrement dans les locaux d’OpenAI, mais les détails sur les circonstances et sur le déroulement de la procédure restent limités. À ce stade, le fait nouveau rapporté est le plaidoyer de non-culpabilité de l’ancien employé.

Léna

Physical Superintelligence, ou PSI, affirme qu’un système de recherche utilisant une version non publiée d’un modèle d’Anthropic a trouvé une preuve de la conjecture d’Aaronson-Ambainis, un problème de calcul quantique ouvert depuis 2008. L’annonce de l’entreprise est rapportée par Unite.AI. PSI indique que le système a produit une preuve complète au troisième jour de son exécution, puis que Lean, un assistant de preuve, l’a acceptée. L’entreprise dit avoir ensuite soumis au système des problèmes ouverts liés au sujet. Il aurait amélioré le résultat à 2 reprises, avant l’acceptation de la preuve finale par Lean. PSI avance que ce résultat circonscrit certains avantages de l’informatique quantique. Selon l’entreprise, des gains exponentiels ne se manifesteraient que lorsque des motifs ou des structures particulières sont présents. Elle reconnaît néanmoins que les ordinateurs quantiques restent performants pour certaines tâches. PSI indique aussi que les chercheurs de l’Université Stanford Guy Blanc, Jordan Docter, Carmen Strassle et Li-Yang Tan ont salué la preuve. Elle ne suffit pas, à elle seule, à établir toute la portée des conclusions avancées par PSI. L’identité du modèle d’Anthropic mobilisé n’a pas été révélée, et Anthropic n’a pas commenté. À retenir, PSI attribue à son système une preuve portant sur un problème ouvert de longue date ; l’annonce et ses conséquences reposent principalement sur les déclarations de l’entreprise, et le modèle utilisé reste non identifié.

Léna

Le représentant démocrate de Californie Sam Liccardo appelle le Congrès des États-Unis à faire avancer une réglementation qu’il juge raisonnable sur l’intelligence artificielle, selon Bloomberg. Il estime que les élus ont multiplié les communiqués sur les enjeux technologiques sans parvenir à faire adopter une législation significative.

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