Dépendance britannique aux minerais critiques
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Marc
Une enquête parlementaire britannique estime que le Royaume-Uni dépendrait dangereusement de la Chine pour des matières premières nécessaires à l’intelligence artificielle, à la défense et aux infrastructures d’énergie renouvelable, selon The Guardian. La Commission parlementaire des entreprises du Royaume-Uni réclame une politique centralisée pour organiser les approvisionnements, ainsi qu’un mécanisme de financement destiné à soutenir les mines et à diversifier les fournisseurs. La commission indique que la Chine dominerait le raffinage de 7 catégories de minerais, et que les goulets d’étranglement se situeraient notamment dans la transformation. Cette étape intervient après l’extraction et constitue un point de fragilité distinct, alors que les minerais concernés sont nécessaires à plusieurs secteurs stratégiques. La demande de lithium pourrait être multipliée par 45 d’ici 2030, et celle de terres rares destinées notamment aux aimants permanents par 16, selon les projections rapportées par la commission. Pour trouver de nouveaux fournisseurs et regrouper la demande, la commission estime que le Royaume-Uni devrait coopérer avec le G7, l’Europe et les pays de l’Indo-Pacifique. Son appel associe donc le financement des mines à la diversification des approvisionnements et à une coopération internationale. L’enjeu porte aussi sur le raffinage, et pas uniquement sur l’extraction, pour réduire la dépendance aux matières premières nécessaires à l’intelligence artificielle et à la défense.
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