Les compromis des modèles à poids ouverts
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Ondine
Des acteurs chinois, américains et européens proposent des modèles d’intelligence artificielle à poids ouverts, selon Brief IA. Leur téléchargement permet de les faire fonctionner sur son propre ordinateur et de garder les invites ainsi que les fichiers sur l’appareil. Mais les performances dépendent du modèle et des ressources matérielles : certains fonctionnent avec 8 gigaoctets de mémoire, tandis que des modèles plus volumineux bénéficient de 16 ou 36 gigaoctets et d’un processeur graphique puissant. L’offre comprend notamment DeepSeek, Kimi K3 de Moonshot AI, Qwen3.8 d’Alibaba, gpt-oss d’OpenAI, Gemma de Google, Nemotron de Nvidia et Beam de Reflection. La diffusion des poids limite la capacité du développeur à intervenir sur les copies déjà téléchargées, et les utilisateurs peuvent modifier ou affaiblir les protections. En contrepartie, les chercheurs peuvent auditer les modèles et tester des correctifs. Pierre Stock, vice-président Science de Mistral, défend la présence de garde-fous dans les modèles ouverts et estime qu’ils peuvent être partiellement contournés ; il souligne aussi les bénéfices de l’ouverture pour la recherche et l’écosystème. Ces modèles permettent donc de préserver les invites et les fichiers sur son appareil, mais leurs performances dépendent de l’ordinateur et les copies téléchargées sont plus difficiles à corriger à distance.
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