GLM 5.3 exploite le délai des correctifs de Firefox
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Théa
GLM 5.3, un modèle à poids ouverts, a produit des attaques fonctionnelles contre six versions récentes de Firefox en exploitant des correctifs publiés avant leur arrivée sur la version stable. Epoch AI a présenté ces résultats jeudi, dans une étude relayée par AlphaSignal. Lancé par Z.ai en août 2026, ce modèle a construit des chaînes d’exploitation complètes. Dans les essais, une simple visite sur une page web suffisait pour lire un fichier local et l’envoyer à un attaquant. Pour y parvenir, le modèle a combiné une faille révélée par le correctif avec une vulnérabilité distincte, non publiée, qui permettait de sortir du bac à sable du navigateur. Cette expérience met en lumière le délai entre la publication d’un correctif et son installation sur la version stable. Les correctifs publics peuvent révéler des indices sur le défaut qu’ils corrigent. En comparant le code modifié à celui de la version stable, le modèle a repéré des changements liés à la sécurité, puis reconstitué les failles correspondantes. Il a aussi assemblé les différentes étapes de l’attaque et poursuivi ses essais après des échecs. Les chercheurs ont conçu leur test pour représenter un attaquant disposant de peu de moyens. Ils ont indiqué au modèle la version de Firefox à cibler, lui ont fourni des outils de développement de base et l’ont laissé travailler jusqu’à 48 heures. L’accès à Internet était bloqué ; les chercheurs lui ont fourni des copies des informations publiques qu’il aurait pu consulter. Au total, les essais ont produit des attaques contre six versions récentes de Firefox à partir de correctifs accessibles avant leur déploiement sur la version stable.
Théa
Ces essais montrent que GLM 5.3 a pu analyser des correctifs publics et produire des attaques fonctionnelles contre plusieurs versions de Firefox. Epoch AI estime le coût marginal à environ 1 000 dollars par version ciblée. La tentative réussie la plus rapide a pris 12 heures. Ces chiffres décrivent les essais rapportés par les chercheurs ; ils ne signifient pas que toutes les attaques seraient aussi rapides ou aussi peu coûteuses. Les chercheurs indiquent également qu’aucun refus de sécurité ne s’est déclenché pendant leurs essais, menés via les services de Z.ai ou des interfaces de programmation d’autres fournisseurs. Ce constat porte sur ces expériences et sur les services utilisés ; il ne permet pas de conclure que les protections de sécurité seraient absentes dans d’autres conditions. Mozilla a corrigé dans Firefox 159.0 la vulnérabilité non publiée signalée par les chercheurs. L’enjeu concerne les utilisateurs qui n’ont pas encore reçu un correctif : les changements rendus publics peuvent fournir des indices exploitables avant la mise à jour de la version stable. Le même dispositif de test n’a pas réussi à exploiter Chrome. L’étude évoque la possibilité que des modèles ouverts plus puissants changent ce résultat, sans le démontrer. Ce qu’il faut retenir, c’est que les essais ont transformé des indices publics sur des correctifs en attaques contre six versions de Firefox, tandis que le résultat obtenu avec Chrome est resté négatif dans ce test.
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