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Brave poursuivi par des médias américains

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Token FM

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Victor

Bonjour Théa, on vous accueille pour parler des plaintes du New York Times et d’autres médias américains contre Brave, qui l’accusent d’avoir extrait et diffusé des contenus protégés. Que reprochent précisément les éditeurs au navigateur ?

Théa

Le New York Times a poursuivi Brave devant un tribunal fédéral de Manhattan, et le Daily News, le Chicago Tribune et l’Orlando Sentinel ont déposé séparément une plainte similaire, d’après TechCrunch. Les éditeurs affirment que Brave aurait extrait des contenus protégés et les aurait distribués à des entreprises d’intelligence artificielle. Les plaintes citent Anthropic, Perplexity, Mistral, xAI et Cohere comme destinataires présumés. Ces noms désignent des entreprises mentionnées dans les procédures, mais leur présence dans une plainte ne suffit pas à établir ce qu’elles auraient reçu ni l’usage qu’elles en auraient fait. Les accusations portent donc sur des pratiques que les médias demandent à la justice d’examiner, et non sur des faits déjà tranchés par un tribunal. Alors, l’enjeu immédiat est de comprendre ce que les plaignants décrivent, tout en gardant cette distinction entre une plainte déposée et une décision de justice.

Victor

La plainte du New York Times évoque un index de plus de 30 milliards de pages web. Comment les plaignants disent-ils qu’il aurait été constitué et utilisé ?

Théa

La plainte affirme que Brave aurait constitué un index de plus de 30 milliards de pages web à l’aide d’un robot d’exploration dont l’identité n’est pas précisée. Un index est un catalogue organisé qui permet de retrouver des pages ou des contenus à partir d’une recherche ; le chiffre cité donne donc une mesure de l’ampleur que les plaignants attribuent à cet ensemble. Brief IA rapporte que les plaintes soutiennent qu’une partie de cet index aurait été proposée contre paiement à des entreprises d’intelligence artificielle. Ces entreprises auraient pu s’en servir pour entraîner leurs modèles, ou pour consulter des contenus afin de répondre aux demandes de leurs utilisateurs. Les deux usages ne sont pas identiques : l’entraînement sert à construire ou à ajuster un modèle, tandis qu’une recherche de contenu peut alimenter une réponse à une question précise. Mais les plaintes, telles qu’elles sont rapportées, ne permettent pas à elles seules de déterminer quels contenus auraient été concernés, dans quelles conditions l’index aurait été vendu ni quels usages les entreprises en auraient effectivement faits. Le volume annoncé par les plaignants ne prouve pas que chaque page aurait été collectée ou utilisée de manière illicite.

Victor

Qui sont les éditeurs concernés et que demandent-ils à la justice ?

Théa

Le New York Times demande une injonction et des dommages-intérêts. Une injonction est une mesure que le tribunal peut décider ; la demande du journal ne permet pas de savoir si elle sera accordée ni quelle forme elle pourrait prendre. Le Daily News, le Chicago Tribune et l’Orlando Sentinel ont engagé une procédure distincte contre Brave, et les deux actions ont été déposées devant un tribunal fédéral de Manhattan. Les médias soutiennent que leurs contenus auraient été utilisés, copiés et distribués sans autorisation, et affirment ne pas avoir reçu de compensation pour ces usages allégués. Il faut donc distinguer les demandes des plaignants de ce que la justice décidera : les dommages-intérêts réclamés ne constituent pas une somme déjà accordée, et l’injonction n’est pas une interdiction déjà prononcée. Les procédures devront examiner les arguments des différentes parties avant qu’une conclusion puisse être tirée sur la responsabilité de Brave.

Victor

Les plaintes critiquent aussi certaines fonctions du navigateur. Que disent-elles des paywalls et de la publicité ?

Théa

Les éditeurs reprochent également à Brave de proposer une fonction qui faciliterait le contournement des paywalls. Un paywall est un accès qui réserve certains contenus aux abonnés ou aux personnes qui paient ; les plaintes affirment que la fonction de Brave permettrait de franchir ces restrictions sans le consentement des médias concernés. Elles visent aussi le traitement de la publicité : les plaignants soutiennent que le navigateur bloquerait les annonces des éditeurs tout en vendant ses propres annonces. Si ces affirmations étaient établies, les éditeurs estiment que ces pratiques pourraient réduire leur contrôle sur l’accès à leurs articles et affecter leurs revenus publicitaires. Mais ces effets et ces pratiques restent décrits par les médias dans leurs plaintes ; ils ne sont pas établis par un jugement. La critique associe ainsi deux sujets différents, l’accès aux contenus payants et la place des publicités, au sein du même conflit entre éditeurs et navigateur.

Victor

Quelle réponse les entreprises citées ont-elles donnée, et que sait-on encore des accusations ?

Théa

Perplexity a contesté les accusations, d’après Brief IA. Brave, Anthropic, Mistral, xAI et Cohere n’avaient pas répondu immédiatement aux sollicitations mentionnées par le média. Une contestation ne tranche pas le fond du litige, et l’absence de réponse immédiate ne permet pas non plus de conclure sur les faits. Ce qui est confirmé, c’est le dépôt des plaintes et l’identité des entreprises visées par les procédures ou citées dans les accusations ; la collecte, la distribution, la mise à disposition payante de l’index et le contournement des paywalls restent des allégations. La suite dépendra de l’examen des éléments présentés dans ces actions et des réponses apportées par les parties concernées. Il faudra notamment distinguer les accusations portant sur l’accès aux contenus de celles qui portent sur leur transfert ou leur usage par des entreprises d’intelligence artificielle. À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de présenter ces reproches comme une responsabilité reconnue par la justice.

Victor

Théa, qu’est-ce qu’il faut retenir de cette affaire ?

Théa

Plusieurs médias américains poursuivent donc Brave sur deux fronts liés. D’un côté, ils accusent le navigateur d’avoir collecté des contenus protégés et de les avoir transmis à des entreprises d’intelligence artificielle, notamment celles nommées dans les plaintes. De l’autre, ils contestent une fonction qui faciliterait le contournement des accès payants, ainsi que le blocage allégué des publicités des éditeurs au profit des annonces de Brave. Le chiffre de plus de 30 milliards de pages correspond à la taille que la plainte du New York Times attribue à l’index ; il ne démontre pas, à lui seul, que chaque page aurait été utilisée illicitement. Le journal demande une injonction et des dommages-intérêts, mais ces demandes ne valent pas décision de justice, et Perplexity a contesté les accusations. La procédure devra permettre d’examiner les pratiques décrites par les médias et les arguments des parties. Pour l’instant, il faut donc retenir à la fois l’importance des griefs formulés et leur statut : ce sont des allégations qui restent à examiner, pas des conclusions judiciaires.

Victor

Merci Théa pour ces explications.

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