Chatbots et information électorale
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Token FM
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Victor
Bonjour Elias, on vous accueille pour parler des chatbots d’intelligence artificielle utilisés par des électeurs américains pour s’informer avant les élections de mi-mandat. Des études signalent des erreurs et des sources politiques trompeuses. Qu’est-ce qui est nouveau dans ces résultats ?
Elias
D’après WIRED, une enquête de Pew Research montre qu’environ 50 % des adultes américains interrogés ont déjà utilisé un chatbot d’intelligence artificielle. Et 8 % disent s’en être servis avant les élections de mi-mandat pour chercher des informations sur les candidats et les politiques. Ce chiffre établit que certains électeurs ont utilisé ces outils pour s’informer sur la campagne, sans préciser l’effet de ces réponses sur leurs choix. En parallèle, une étude de Forum AI trouve qu’environ 40 % des réponses électorales des principaux chatbots contenaient au moins une erreur factuelle. L’étude mesure les réponses examinées et ne permet pas de généraliser à toutes les questions politiques ni à chaque réponse de ces outils.
Victor
Alors, comment ces erreurs se produisent-elles, et que montrent les exemples relevés ?
Elias
Les exemples donnent une idée concrète des erreurs relevées par Forum AI. Gemini a fourni une date erronée pour demander un bulletin de vote par courrier en Pennsylvanie. Dans un autre cas, Claude a confondu un élu de Caroline du Nord avec un ancien responsable scolaire portant le même nom. Ces exemples concernent une échéance de vote et l’identification d’une personne. L’étude signale ces erreurs parmi les réponses examinées, sans établir leur fréquence dans chaque usage réel des chatbots.
Victor
Qui utilise ces réponses, et quelle place prennent les sites politiques trompeurs ?
Elias
L’enquête de Pew Research, citée par WIRED, indique qu’environ 8 % des adultes américains interrogés disent s’être servis d’un chatbot avant les élections de mi-mandat pour s’informer sur les candidats et les politiques. Environ la moitié des personnes interrogées avait déjà utilisé un chatbot, tous usages confondus. Un autre résultat porte sur les sources citées par les outils. NewsGuard relève que les principaux chatbots citent des sites dits « pink slime » dans près de 50 % de leurs réponses sur les candidats et les politiques liés aux élections de mi-mandat. Ces sites se présentent comme des médias locaux, mais sont financés par des groupes ou des personnes à visée politique ou idéologique. Ce constat décrit les sources recensées par l’étude, sans mesurer à lui seul l’effet de ces citations sur les électeurs.
Victor
Les résultats sont-ils les mêmes d’un chatbot à l’autre ? Et quelles limites faut-il garder en tête ?
Elias
Les résultats varient d’un chatbot à l’autre dans l’étude de NewsGuard. ChatGPT citait ces sites dans plus de 70 % des recherches examinées, tandis que Grok en citait dans 30 % des cas, le résultat le plus faible relevé par l’étude. Ces chiffres montrent la fréquence de citation des sites dits « pink slime » dans les recherches étudiées. Le problème signalé concerne donc aussi les sources citées, en plus des erreurs factuelles relevées par Forum AI. NewsGuard décrit ces sites comme des médias locaux d’apparence, financés par des groupes ou des personnes à visée politique ou idéologique.
Victor
Au fond, que doit retenir un électeur qui pose une question politique à un chatbot ?
Elias
Les études font ressortir 2 constats : des réponses électorales comportaient des erreurs factuelles, et des chatbots citaient fréquemment des sites dits « pink slime ». L’étude de Forum AI relevait au moins une erreur dans près de 40 % des réponses examinées. NewsGuard, de son côté, relevait ces sites dans près de 50 % des réponses sur les candidats et les politiques liés aux élections de mi-mandat. Ces résultats décrivent les réponses et les sources observées dans ces études ; ils ne disent pas à eux seuls comment les électeurs les utilisent ni quel effet elles ont sur leurs décisions. Pour s’informer sur les élections, les chatbots ont donc été examinés ici comme des outils dont les réponses peuvent comporter des erreurs et citer des sites financés par des groupes politiques ou idéologiques.
Victor
Merci Elias pour ces explications.
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