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Freelances ou salariés : qui profite vraiment des gains de productivité de l’IA dans la tech ?

IA Contenu généré par intelligence artificielle : texte écrit par une IA, lu par des voix de synthèse · sujet sensible, traité avec prudence.

  • Freelances ou salariés : qui profite vraiment des gains de productivité de l’IA dans la tech ?

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Token FM

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Victor

Bonjour Sacha, on vous accueille pour parler du baromètre de Shakers sur l’usage de l’intelligence artificielle dans la tech. Ses répondants déclarent produire davantage avec ces outils, mais freelances et salariés disent ne pas profiter de la même façon du temps gagné. Qu’est-ce qui ressort de nouveau de cette enquête ?

Sacha

D’après le Blog du Modérateur, le baromètre State of European AI Builders 2026 a été réalisé par Shakers auprès de 1 035 professionnels de la tech dans 23 pays européens. Un répondant sur 2 estime que l’intelligence artificielle lui permet de produire au moins 26 % de plus, et 20 % déclarent une hausse supérieure à 50 %. Ces chiffres expriment l’évaluation des participants : ils ne correspondent pas à une mesure indépendante de leur production, ni à une garantie que chaque tâche est devenue plus rapide. L’usage quotidien paraît largement installé dans ce groupe : 73 % disent recourir à au moins un agent d’intelligence artificielle ou à un workflow automatisé, et 60 % estiment qu’ils ne pourraient pas facilement s’en passer. Alors, l’enquête ne parle pas seulement d’outils utilisés ponctuellement ; elle décrit des répondants qui disent les intégrer à leur activité quotidienne, et qui évaluent aussi l’effet de ces outils sur leur production. Le baromètre compare ensuite les réponses de freelances et de salariés sur la destination du temps gagné, ce qui permet de regarder non seulement la productivité déclarée, mais aussi la manière dont ses bénéfices sont répartis entre ces deux groupes.

Victor

Comment cette utilisation de l’IA se traduit-elle dans le travail quotidien, et que mesure exactement l’enquête ?

Sacha

Pour examiner ce que les professionnels disent avoir déployé, le baromètre porte aussi sur les 878 répondants qui ont travaillé sur des projets d’intelligence artificielle au cours des 12 derniers mois. Dans ce groupe, 63 % déclarent avoir mis en production au moins la moitié de leurs projets, et 35 % disent en avoir déployé la plupart ou la totalité. L’étude retient une définition précise : une solution doit être utilisée par de vrais utilisateurs ou systèmes, et rester active 90 jours après son lancement. En clair, la question porte sur une utilisation qui dure, pas seulement sur un prototype montré lors d’une démonstration ou sur un outil testé par une équipe. Cette définition donne un seuil commun aux réponses, mais les chiffres restent des déclarations de praticiens sur leurs projets, pas un audit indépendant de toutes les entreprises. Bon, ces résultats donnent donc un repère sur les déploiements que les répondants jugent assez durables pour compter comme de la production ; ils ne disent pas, à eux seuls, si ces solutions sont efficaces ou rentables, ni quelle part de la production totale elles représentent.

Victor

Pour qui le temps libéré devient-il un avantage, et quels écarts apparaissent entre freelances et salariés ?

Sacha

C’est dans la façon dont le temps gagné est utilisé que les réponses séparent le plus nettement les deux statuts. Parmi les freelances interrogés, 68 % disent en tirer un bénéfice en développant leur clientèle, en révisant leurs tarifs ou en raccourcissant leurs journées. Du côté des salariés à temps plein, 43 % déclarent garder ce temps pour eux, tandis que 36 % estiment que leur employeur en récupère le bénéfice. Et 21 % disent que les heures libérées sont absorbées par des réunions ou des tâches administratives. Par exemple, les catégories de réponses distinguent le temps conservé, celui qui revient à l’employeur et celui absorbé par d’autres tâches ; elles montrent donc plusieurs expériences déclarées, sans établir que chaque freelance gagne du temps ou que chaque salarié le perd.

Victor

Et du côté des revenus, que disent les réponses, avec quelles précautions faut-il lire ces chiffres ?

Sacha

Parmi les salariés à temps plein, 65 % disent que leurs gains de productivité liés à l’intelligence artificielle n’ont pas été suivis d’une reconnaissance salariale ; la proportion déclarée est de 39 % chez les freelances. Les hausses de rémunération rapportées concernent uniquement les répondants dont la rémunération a augmenté sur un an, et non l’ensemble des personnes interrogées. Dans ce sous-groupe, les freelances font état d’une progression moyenne de tarifs de 25 %, avec une médiane de 20 %, contre une hausse moyenne de 9 % et une médiane de 5 % chez les salariés. Autrement dit, ces moyennes ne décrivent pas la situation de tous les freelances ou de tous les salariés, et la hausse moyenne des freelances repose sur 68 personnes seulement. En contraste, une enquête Ipsos bva pour Google indique que 57 % des entreprises françaises ayant investi dans l’intelligence artificielle auraient augmenté les salaires de leurs équipes ; les répondants et les mesures diffèrent, donc les deux résultats ne sont pas directement comparables. Ces chiffres décrivent des réponses sur la reconnaissance et les rémunérations, mais ne permettent pas à eux seuls d’établir que l’intelligence artificielle a causé chacune des hausses ou des absences de hausse ; ils invitent surtout à distinguer le temps gagné de la façon dont il est rémunéré.

Victor

Quelles sont les principales limites de cette enquête, et que faut-il retenir de ses résultats ?

Sacha

La première limite tient à la méthode : Shakers a recueilli les déclarations de praticiens, et ces résultats ne se comparent pas directement à d’autres enquêtes sur l’intelligence artificielle. Pour les projets en production, le baromètre s’appuie sur les réponses des personnes ayant travaillé sur des projets d’intelligence artificielle, avec sa propre définition d’un déploiement durable. Le MIT a estimé que 95 % des projets d’intelligence artificielle générative en entreprise échouaient avant leur intégration aux opérations, mais le périmètre et la méthode diffèrent : l’enquête Shakers repose sur les déclarations de praticiens, alors que l’estimation du MIT porte sur les projets en entreprise. On ne peut donc pas opposer ces chiffres comme s’ils mesuraient exactement la même chose, ni en déduire que l’une des enquêtes invalide l’autre. L’enquête indique également qu’un quart des répondants ne précise pas à son employeur ou à ses clients quelle part de son travail est réalisée avec l’intelligence artificielle ; 37 % pensent que le dire augmente leur valeur, tandis que 14 % craignent l’effet inverse. Enfin, 24 % des salariés envisagent sérieusement de devenir indépendants dans les 24 mois, y compris des personnes qui exercent déjà une activité indépendante en parallèle ; au fond, les réponses signalent un gain de productivité déclaré, mais pas un partage identique de ses bénéfices ni une garantie de meilleurs revenus selon le statut.

Victor

Merci Sacha pour ces éclairages sur les écarts déclarés entre freelances et salariés face aux gains de productivité de l’intelligence artificielle.

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