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L'Académie Goncourt face au défi de l'intelligence artificielle

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Victor

Bonjour Sacha, on vous accueille pour parler du roman C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, retiré de la liste de l’Académie Goncourt, qui s’interroge sur la place de l’intelligence artificielle dans l’écriture. Que sait-on de cette affaire ?

Sacha

Alors, le point de départ, c’est un roman qui se trouve au centre d’une controverse sur la difficulté à distinguer un texte écrit par une intelligence artificielle d’un texte écrit par un humain, d’après Le Temps. C’était ça ou mourir est signé par Thélyson Orélien, un écrivain canado-haïtien. Le livre a rencontré un succès commercial et a été sélectionné pour plusieurs grands prix. Le sujet dépasse donc la seule question de son parcours dans les prix : il touche aussi à la manière dont on peut attribuer l’écriture d’un texte. Mais les éléments disponibles ne permettent pas de préciser quelle part d’intelligence artificielle aurait été utilisée dans ce roman, ni même de confirmer qu’elle l’a été.

Victor

Comment les institutions littéraires, et en particulier l'Académie Goncourt, ont-elles réagi face à cette situation ?

Sacha

L’Académie Goncourt a retiré C’était ça ou mourir de sa liste, et elle déplore l’absence d’explications, selon France Culture. Elle s’interroge aussi sur la place de l’intelligence artificielle dans le processus d’écriture. Cette position ne permet pas, à elle seule, de conclure que le livre a été écrit par une intelligence artificielle : elle expose plutôt les interrogations de l’institution après le retrait. L’Académie a également dévoilé ses quatre finalistes : Yannick Haenel, Philippe Jaenada, Clémentine Mélois et Sylvain Prudhomme.

Victor

Qu'est-ce que ce cas révèle sur le rôle des jurys et la chaîne traditionnelle du livre ?

Sacha

En fait, Le Temps souligne que les lecteurs peuvent s’appuyer sur l’avis d’experts, les recommandations d’autres lecteurs, les prix littéraires et les conseils des libraires pour choisir des livres contemporains. Ces repères aident à choisir parmi les nombreuses parutions, mais ils ne disent pas nécessairement comment un texte a été écrit. Ici, le débat porte justement sur la difficulté de distinguer une œuvre écrite par une intelligence artificielle d’une œuvre humaine. On peut donc séparer deux questions : la valeur littéraire d’un livre, et la transparence sur son processus d’écriture.

Victor

Quelles sont les limites actuelles face à ces technologies et les critiques que cela soulève ?

Sacha

Dans cette affaire, l’Académie Goncourt déplore l’absence d’explications sur le roman et s’interroge sur la place de l’intelligence artificielle dans le processus d’écriture. Cela ne suffit pas à établir que l’intelligence artificielle a été utilisée, ni à dire comment une telle utilisation aurait eu lieu. La difficulté générale évoquée dans cette affaire est celle de distinguer un texte humain d’un texte produit par une intelligence artificielle. Sans informations supplémentaires, il faut donc éviter de transformer cette interrogation en accusation ou en conclusion certaine sur l’auteur et son livre.

Victor

Finalement, que faut-il retenir de cet épisode pour l'avenir du secteur éditorial ?

Sacha

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’affaire de C’était ça ou mourir a remis la place de l’intelligence artificielle dans l’écriture au centre des interrogations de l’Académie Goncourt. Le roman, qui avait connu un succès commercial et été sélectionné pour plusieurs grands prix, a été retiré de sa liste. L’institution déplore l’absence d’explications, mais cela ne confirme pas que l’intelligence artificielle a servi à écrire le livre. Ses quatre finalistes sont Yannick Haenel, Philippe Jaenada, Clémentine Mélois et Sylvain Prudhomme. Pour les lecteurs comme pour les jurys, la question qui reste ouverte est celle de la distinction entre écriture humaine et écriture produite par une intelligence artificielle.

Victor

Merci Sacha pour toutes ces explications.

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