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Le Bureau du recensement américain adopte « Super Intelligence » dans son enquête

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Victor

Bonjour Théa. Le Bureau du recensement des États-Unis a remplacé le terme « intelligence artificielle » par « Super Intelligence » dans une question adressée aux entreprises. Qu’est-ce qui change exactement ?

Théa

Alors, d’après Brief IA, le nouveau libellé apparaît dans la collecte commencée le 19 octobre 2026, au sein de l’enquête BTOS du Bureau du recensement des États-Unis. Le questionnaire présente « Super Intelligence » comme la nouvelle appellation de l’intelligence artificielle et rattache ce changement à l’Ordre exécutif 14434. Il ne s’agit donc pas, dans la formulation rapportée, d’une technologie supplémentaire distincte : c’est le nom employé dans cette question pour parler de l’intelligence artificielle. La modification porte sur les mots proposés aux entreprises lorsqu’elles déclarent leurs usages. C’est un changement récent, qui s’ajoute à une modification plus ancienne du périmètre de la question. Pour comprendre ce que les réponses peuvent nous apprendre, il faut distinguer ces deux changements : le vocabulaire adopté en 2026 et la définition des usages demandés depuis 2025.

Victor

À quoi sert cette enquête, et comment les entreprises y répondent-elles ?

Théa

La Business Trends and Outlook Survey, ou BTOS, est menée par le Bureau du recensement des États-Unis toutes les 2 semaines. Simon Willison indique qu’à chaque cycle, le Bureau interroge 200 000 entreprises, choisies dans un panel qui en compte 1,2 million. Une même entreprise ne répondrait qu’une fois toutes les 12 semaines, selon Simon Willison. Cela signifie que le groupe sollicité à chaque collecte est une partie du panel, et non l’ensemble des entreprises américaines. La question sur les usages de l’intelligence artificielle est donc posée dans le cadre de cette enquête périodique, avec un échantillon qui change au fil des cycles. Les réponses donnent une mesure issue des entreprises interrogées, et non un recensement complet de toutes les entreprises. Cette organisation permet de recueillir régulièrement des réponses, tandis que chaque entreprise est sollicitée moins souvent que la fréquence générale de l’enquête.

Victor

Qui la question concerne-t-elle, et quels usages peut-elle couvrir ?

Théa

Le changement de périmètre remonte à novembre 2025. Avant cette date, la question portait sur l’usage de l’intelligence artificielle pour produire des biens ou des services ; elle a ensuite été élargie à son emploi dans n’importe quelle fonction commerciale. Le nouveau libellé mentionne des exemples variés : l’analyse de données, la création de contenus marketing, la conception de produits et le codage. Il cite aussi les agents virtuels pour le service client, les prévisions et la tarification, ainsi que la vision par ordinateur pour le contrôle qualité, d’après Brief IA. Ces exemples montrent l’étendue des activités que le questionnaire peut inclure, de la relation client aux opérations internes. Elle recueille une réponse sur un périmètre défini, qui a changé au cours de la période étudiée.

Victor

Comment faut-il comparer les chiffres recueillis avant et après ce changement ?

Théa

Avec prudence, parce que les réponses recueillies avant et après la modification de novembre 2025 ne sont pas directement comparables. La question est passée d’un usage limité à la production de biens ou de services à un usage possible dans toutes les fonctions commerciales. Une entreprise pouvait donc répondre en tenant compte d’un éventail plus large d’activités après ce changement. Une évolution des réponses peut refléter une évolution des usages, mais les chiffres ne permettent pas toujours de séparer cet effet de celui du périmètre élargi. Simon Willison souligne cette rupture en comparant les formulations de l’enquête et les résultats associés. Il faut aussi distinguer cette évolution de 2025 du changement de vocabulaire effectué en octobre 2026 : les deux modifications n’ont pas le même objet. La première élargit les usages visés par la question ; la seconde remplace le terme employé pour désigner l’intelligence artificielle. Cette distinction est essentielle pour lire les séries dans le temps.

Victor

Quels chiffres sont avancés pour les grandes entreprises, et que sait-on de leur fiabilité ?

Théa

Un résumé de l’item évoque, pour les entreprises de 250 salariés et plus, environ 12 % de réponses positives en septembre 2025, puis environ 40 % en octobre 2026. Ces chiffres restent à prendre avec précaution : le résumé qui les mentionne est tronqué avant d’en détailler les éléments, et la série traverse le changement de périmètre intervenu en novembre 2025. Les réponses des deux périodes ne sont donc pas directement comparables. En outre, les résultats accessibles lors de l’examen de l’enquête reposaient encore sur l’ancien libellé, et non sur la nouvelle terminologie. Ces valeurs ne constituent donc pas une première mesure de l’usage formulée sous l’appellation « Super Intelligence ». Il serait imprudent d’y voir, à elles seules, la preuve d’une hausse précise de l’adoption. Pour interpréter les pourcentages, il faut tenir compte à la fois de la population interrogée, de la formulation de la question et des limites des informations disponibles.

Victor

Quand les premiers résultats avec cette nouvelle terminologie sont-ils attendus, et que faut-il retenir ?

Théa

Brief IA indique que les premiers résultats de la BTOS utilisant la nouvelle terminologie doivent paraître selon le calendrier habituel, un jeudi. La collecte concernée a commencé le 19 octobre 2026, mais les données alors disponibles reposaient encore sur l’ancien libellé. Il faudra donc regarder précisément à quelle période correspondent les réponses publiées et quelle formulation a été soumise aux entreprises. Le point central, c’est que l’enquête conserve une question sur l’usage de l’intelligence artificielle, mais emploie désormais une appellation différente. Avant cela, son périmètre avait déjà été élargi de la production à l’ensemble des fonctions commerciales. Ces changements successifs compliquent les comparaisons directes entre certaines périodes. Les résultats peuvent éclairer les usages déclarés par les entreprises interrogées, mais ils ne sont ni un inventaire exhaustif ni, à eux seuls, une mesure parfaitement homogène dans le temps.

Victor

Merci Théa pour ces explications.

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