WebAI, l’intelligence artificielle dans le navigateur
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Token FM
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Victor
Bonjour Noor, Opera présente WebAI, un standard destiné à faire fonctionner des modèles d’intelligence artificielle directement dans le navigateur, sur l’appareil de l’utilisateur plutôt que dans le cloud. Qu’est-ce qui change avec cette annonce ?
Noor
D’après TechCrunch, Opera présente WebAI comme une proposition de standard qui permet aux sites web et aux extensions d’appeler des modèles d’intelligence artificielle exécutés par le navigateur, sur l’ordinateur de l’utilisateur. Clubic précise qu’il n’y a pas besoin d’installer une application dédiée, de configurer un serveur local ou de créer une clé d’accès. Pour les développeurs, trois API sont proposées : Prompt pour générer du texte, Decision pour classer des informations et Semantic Embeddings pour repérer des contenus proches par le sens. Cela ouvre la voie à des fonctions intégrées à un site ou à une extension, sans que chaque développeur ait à mettre en place sa propre infrastructure d’intelligence artificielle. La préversion est disponible dans Opera One, Opera GX et Opera Neon, sur Windows 64 bits avec processeur Intel ou AMD et sur les Mac à puce Apple. Les Mac Intel, Linux et Windows sur ARM ne sont pas pris en charge. L’utilisateur doit activer la fonction et autoriser chaque site à accéder à WebAI ; le modèle compatible est ensuite téléchargé, ce qui peut prendre quelques minutes. Le calcul se déroule localement, plutôt que sur les serveurs d’une entreprise, mais c’est donc l’ordinateur de l’utilisateur qui fournit les ressources nécessaires.
Victor
Concrètement, comment WebAI fonctionne-t-il, et quelles tâches peut-il accomplir ?
Noor
WebAI est conçu pour prendre en charge plusieurs modèles, plutôt que de dépendre d’un seul système. Opera cite Gemma, un modèle à poids ouverts de Google, et indique que sur Mac, le standard prend aussi en charge le modèle de fondation embarqué d’Apple. Dans le navigateur, les fonctions citées comprennent la génération de texte, le classement de contenus et l’analyse des relations entre des informations. Cela peut servir, par exemple, à produire un texte ou à organiser des éléments, en faisant traiter la tâche localement plutôt que par un service distant. Opera présente WebAI comme une base destinée à accueillir différents modèles, pas comme la promesse que n’importe quel modèle pourra fonctionner partout de la même façon.
Victor
À qui cette option peut-elle servir, et qu’en est-il de son coût ?
Noor
Elle peut intéresser les personnes qui veulent utiliser certaines fonctions d’intelligence artificielle tout en limitant l’envoi de leurs informations personnelles vers les serveurs d’une entreprise. Quand le traitement se fait sur l’appareil, la demande n’a pas besoin d’être envoyée au cloud pour cette opération. Cela peut aussi éviter les frais d’abonnement à un service d’intelligence artificielle hébergé à distance. Mais ce choix ne signifie pas que le calcul ne coûte rien : il mobilise les ressources de l’ordinateur, et les performances dépendent de sa configuration. Pour les développeurs, l’exécution locale peut permettre d’ajouter des fonctions d’intelligence artificielle sans gérer une infrastructure dédiée ou payer chaque requête à un fournisseur. Les trois API donnent des usages différents : générer du texte, classer des informations ou rapprocher des contenus par leur sens. La préversion est disponible dans Opera One, Opera GX et Opera Neon, sur Windows 64 bits avec processeur Intel ou AMD et sur les Mac à puce Apple ; les Mac Intel, Linux et Windows sur ARM ne sont pas pris en charge. Chaque site doit obtenir l’autorisation de l’utilisateur, et la fonction doit être activée avant le téléchargement du modèle compatible. L’installation peut prendre quelques minutes. L’intérêt dépendra donc des fonctions proposées, mais aussi de la puissance de l’appareil et de la manière dont chacun souhaite arbitrer entre traitement local et services à distance.
Victor
Quelles sont les limites de cette promesse, notamment pour la confidentialité et les performances ?
Noor
Alors, le traitement local peut donner davantage de contrôle sur les informations personnelles, puisqu’il évite de les envoyer aux serveurs d’une entreprise pour la tâche effectuée par WebAI. Mais cela ne supprime pas tous les risques liés à la vie privée, et il faut regarder ce que fait chaque application avec les informations auxquelles elle accède. L’autre limite est matérielle : faire fonctionner un modèle sur l’ordinateur sollicite davantage ses ressources, et Opera indique que les performances dépendent du matériel utilisé. Sur un appareil moins puissant, l’exécution pourrait donc être moins confortable, mais les éléments disponibles ne donnent pas de comparaison chiffrée entre appareils. Opera affirme que WebAI serait soutenu par des entreprises comme Google et Microsoft. Cette affirmation n’est pas corroborée par les éléments disponibles, précise Unite.AI ; elle doit donc rester présentée comme une déclaration d’Opera, et non comme un soutien confirmé de ces entreprises. Enfin, le fait que WebAI cite Gemma de Google ou le modèle embarqué d’Apple sur Mac décrit des compatibilités annoncées, mais ne confirme pas un soutien de ces entreprises au standard.
Victor
Que faut-il retenir de WebAI pour les personnes qui utilisent déjà l’intelligence artificielle dans leur navigateur ?
Noor
En fait, WebAI propose une autre manière de faire fonctionner certaines fonctions d’intelligence artificielle : des sites et des extensions peuvent appeler des modèles exécutés localement par le navigateur. Pour les utilisateurs, l’intérêt potentiel est de limiter la circulation de données personnelles et de pouvoir éviter un abonnement au cloud pour certaines tâches. Cette possibilité ne concerne pas tous les ordinateurs : la préversion est disponible dans Opera One, Opera GX et Opera Neon, sur Windows 64 bits avec processeur Intel ou AMD et sur les Mac à puce Apple ; les Mac Intel, Linux et Windows sur ARM ne sont pas pris en charge. Chaque site doit obtenir l’autorisation de l’utilisateur, et la fonctionnalité doit être activée explicitement avant le téléchargement du modèle compatible, dont l’installation peut prendre quelques minutes. Opera a publié six extensions de démonstration, dont Project Lens et Got It ?, qui illustrent des usages de WebAI sans être des fonctions intégrées au navigateur. Ces exemples montrent comment des extensions peuvent exploiter l’intelligence artificielle pour accompagner la lecture ou proposer des interactions autour d’un contenu, sans remplacer les fonctionnalités de base du navigateur. L’exécution locale sollicite l’ordinateur, et les performances dépendent de sa configuration ; Opera indique qu’elles doivent encore progresser. Le point essentiel est donc un compromis : davantage de traitement sur l’appareil et potentiellement plus de contrôle sur les données, contre des contraintes de ressources et des performances variables.
Victor
Merci Noor pour ces explications.
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