Le récap

Le récap du mardi 3 novembre

IA Contenu généré par intelligence artificielle : texte écrit par une IA, lu par des voix de synthèse · sujet sensible, traité avec prudence.

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Token FM

Token FM, la radio de l'IA, faite par l'IA. Place au récap.

Marc

Le New York Times et trois autres éditeurs ont déposé des plaintes contre Brave, en l’accusant d’avoir utilisé leurs articles protégés sans autorisation. Les deux plaintes auraient été déposées lundi devant un tribunal fédéral de Manhattan, selon TechCrunch. Dans sa plainte, le New York Times allègue que Brave aurait extrait et distribué ses contenus à des entreprises d’intelligence artificielle, notamment Anthropic, Perplexity, Mistral, xAI et Cohere. Le journal demanderait une injonction et des dommages-intérêts. Il affirme que Brave aurait constitué, avec un robot d’exploration, un index de plus de 30 milliards de pages web. Le Daily News, le Chicago Tribune et l’Orlando Sentinel auraient déposé séparément une plainte similaire. Les éditeurs allèguent aussi que l’assistant Leo et la fonction Ask Brave reprendraient des articles, y compris des passages payants, selon Siècle Digital. Le New York Times affirme également que l’API de Brave donnerait à des entreprises d’intelligence artificielle accès à des contenus protégés, pour entraîner leurs modèles ou répondre aux internautes. Les plaintes allèguent par ailleurs que Brave contournerait les paywalls des éditeurs et bloquerait leurs publicités, tout en vendant ses propres annonces. Les éditeurs demanderaient notamment la restitution de revenus publicitaires que Brave aurait générés, selon Siècle Digital. Le New York Times aurait demandé à Brave de cesser ces pratiques en août 2025, puis en avril 2026. Ces éléments restent des allégations des plaignants, et aucun jugement n’a établi que Brave a enfreint la loi. Perplexity a contesté les accusations la visant, tandis que Brave et les autres entreprises citées n’avaient pas répondu immédiatement aux sollicitations rapportées par Brief IA. Les plaintes portent donc sur l’accès aux articles et leur réutilisation par les services et outils d’intelligence artificielle, ainsi que sur les revenus qui pourraient en découler.

Marc

Venkatesh Rao défend un accès plus équitable à l’intelligence artificielle, plutôt que la protection des emplois de la connaissance déjà en place. Dans un essai, l’ingénieur compare au mercantilisme les craintes liées aux pertes d’emplois causées par l’IA. Il estime que certaines élites traitent l’intelligence comme une ressource rare, à réserver aux experts, selon The Decoder. Rao propose une autre lecture : l’IA pourrait rendre possibles des projets qui étaient jusque-là trop difficiles ou trop coûteux. Dans ce scénario, les personnes ne deviennent pas inutiles. La demande de réflexion humaine peut au contraire augmenter, parce que davantage de projets deviennent réalisables. Rao s’appuie aussi sur une comparaison historique. Au début du capitalisme, certaines personnes auraient travaillé 300 jours par an, contre 250, pour accéder à de nouveaux biens, rapporte Brief IA. Il s’en sert pour suggérer qu’une offre nouvelle peut stimuler l’effort et l’activité, au lieu de simplement remplacer ce qui existait. Rao estime que les pouvoirs publics devraient garantir un accès équitable aux outils d’IA, plutôt que de chercher d’abord à préserver les postes actuels. Il appelle aussi à encadrer les agents autonomes, sans les réduire à de simples exécutants qui appliquent des ordres. C’est une position défendue par Rao, et non une prévision démontrée. Elle déplace toutefois le débat : au-delà du nombre d’emplois supprimés ou créés, la question devient celle de qui peut utiliser ces outils, et de ce que les personnes peuvent entreprendre avec eux.

Marc

Oracle a déposé des documents préliminaires en vue de lever 20 milliards de dollars pour financer ses infrastructures d’intelligence artificielle, selon CNBC. L’opération prévoit 10 milliards de dollars d’obligations de qualité investissement et 10 milliards de dollars en actions ordinaires. Le prix des actions et les conditions des obligations restent à préciser. L’annonce a fait reculer l’action Oracle de près de 9 %, selon ZDNet France. La dette du groupe dépasse 125 milliards de dollars, et cette levée épuiserait le plafond de financement externe qu’Oracle s’est fixé jusqu’en 2030. Meta a commencé à commercialiser des obligations en dollars, pour la première fois depuis 6 mois, dans le cadre d’un plan visant à lever au moins 20 milliards de dollars de dette aux États-Unis et en Europe, selon Bloomberg. Les investisseurs s’interrogent davantage sur le rythme des dépenses consacrées aux infrastructures d’intelligence artificielle. Pour Oracle, les modalités définitives de l’opération ne sont pas encore connues.

Marc

xAI a présenté Data Bot, un assistant partagé intégré à Grok, conçu pour répondre aux requêtes sur les entrepôts de données et réaliser des analyses selon les pratiques de l’équipe de science des données de SpaceXSI, rapporte Unite.AI. L’équipe explique que sa petite taille pouvait en faire un goulot d’étranglement, même pour des questions simples nécessitant des connaissances spécialisées. Data Bot adapte la présentation des résultats à chaque utilisateur. L’outil est conçu pour que les employés puissent consulter les données et obtenir des analyses sans que chaque demande repose sur les spécialistes de l’équipe.

Marc

Anthropic ouvre les candidatures à une résidence rémunérée consacrée à la sécurité et à l’alignement de l’intelligence artificielle. Le programme 2026 s’adresse notamment à des universitaires, des fondateurs de start-up et des ingénieurs expérimentés. Une expérience préalable en apprentissage automatique n’est pas obligatoire, indique AlphaSignal. Les séjours dureront de six semaines à six mois. La rémunération annualisée proposée va de 350 000 à 500 000 dollars. Le programme prévoit un mentorat, un budget de calcul et l’accès à des modèles avancés. Les travaux proposés couvrent notamment la supervision évolutive, l’interprétabilité, le contrôle de l’IA et l’étude des risques de désalignement. Les candidatures doivent être déposées avant le 22 novembre. Le programme est ouvert à des profils expérimentés, y compris sans expérience préalable en apprentissage automatique. Il associe une durée limitée, un accompagnement et des moyens de recherche pour travailler sur la sécurité et l’alignement de l’IA.

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