Dossier

Google Search et l’intelligence artificielle dans les écoles

IA Contenu généré par intelligence artificielle : texte écrit par une IA, lu par des voix de synthèse · sujet sensible, traité avec prudence.

Retiré de l'antenne le 04/11/2026 à 13:51. Remplacé par une nouvelle version. Voir la nouvelle version.

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Token FM

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Victor

Bonjour Elias, on vous accueille pour parler de Google et de sa décision de lier l’accès à Google Search aux réglages de ses outils d’intelligence artificielle dans les écoles. Qu’est-ce qui change pour les élèves et les établissements ?

Elias

Alors, d’après TechCrunch, Google prévoit de désactiver par défaut ses outils d’intelligence artificielle pour les élèves de la maternelle au lycée, à partir de l’année prochaine. Les responsables scolaires devront les activer explicitement pour que les comptes concernés puissent y accéder. Mais cette possibilité de refuser l’IA a une conséquence importante : les écoles qui choisissent de bloquer entièrement ces fonctions perdront aussi l’accès à Google Search. L’entreprise explique que le moteur de recherche et ses fonctions d’intelligence artificielle sont désormais intégrés. Pour les équipes éducatives, la difficulté est donc de pouvoir écarter les réponses générées par l’IA sans renoncer à la recherche de sources, de documents ou de ressources pédagogiques. Google présente bien un réglage qui laisse l’activation aux établissements, mais la recherche est incluse dans les services concernés. La décision ne revient donc pas simplement à choisir entre plusieurs assistants : elle touche aussi un outil de recherche que les élèves peuvent utiliser pour leurs travaux. Google dit qu’il communiquera davantage de précisions aux écoles dans les prochains mois, avant le déploiement, afin qu’elles puissent préparer leurs réglages.

Victor

Concrètement, comment fonctionne ce réglage et quels services sont concernés ?

Elias

Google indique que l’accès des comptes scolaires concernés restera désactivé tant que les administrateurs n’auront pas activé explicitement les services. La liste comprend Gemini, Gemini Notebook, Gemini in Classroom et Google Search. Cela ne signifie pas que tous ces outils deviennent automatiquement accessibles dès qu’un élève ouvre son compte : l’activation doit venir des responsables de l’établissement. En revanche, si une école désactive entièrement l’intelligence artificielle, Google Search est également indisponible pour ces comptes, puisque Google présente les fonctions d’IA et la recherche comme étroitement liées. Le quotidien de l’élève peut donc être affecté au moment où il cherche une page, une source ou un document pour un devoir. TechCrunch indique que Google prévoit de fournir des détails supplémentaires avant la mise en œuvre ; les écoles doivent donc encore recevoir des précisions sur les modalités concrètes. D’après The Guardian, Chris Phillips, vice-président et directeur général de Google for Education, a expliqué que les élèves verraient alors un message de leur établissement signalant que le service de recherche n’est pas disponible. Google dit vouloir laisser aux responsables scolaires le choix d’activer ses produits, mais la configuration annoncée ne permet pas de conserver Search tout en bloquant entièrement l’IA. C’est cette dépendance entre deux usages différents qui rend le réglage particulièrement important pour les équipes informatiques et pédagogiques.

Victor

Pour qui cette mesure est-elle prévue, et quel est le calendrier annoncé ?

Elias

La règle concerne les comptes des élèves de la maternelle au lycée, et Google prévoit de rendre plusieurs produits d’intelligence artificielle accessibles uniquement après activation par les responsables scolaires. Le changement doit commencer à partir de l’année prochaine ; Google a annoncé qu’il donnerait aux établissements davantage d’informations dans les prochains mois, avant le déploiement. À côté de cette évolution des réglages, l’entreprise a annoncé que Guided Learning était disponible dans le monde entier dans Google Classroom. C’est un outil d’apprentissage qui vise à aider les élèves à comprendre une démarche, plutôt qu’à leur fournir uniquement une réponse immédiate. Google prévoit aussi de tester Guided Learning dans des écoles américaines sélectionnées à partir de la fin novembre. Il faut distinguer ces deux calendriers : la fonction est annoncée comme disponible dans Classroom, tandis que son intégration à Search doit d’abord être testée auprès de certaines écoles. Le réglage par défaut et l’activation explicite concernent donc les comptes scolaires, alors que l’essai de la fonction dans Search doit commencer dans un groupe limité d’établissements. Pour une école, la question pratique sera de savoir quels services activer, qui prend cette décision et comment expliquer aux élèves ce qui restera accessible. Google n’a pas encore communiqué tous les détails du déploiement ; les établissements devront donc attendre ses précisions avant de connaître l’ensemble des modalités.

Victor

Pourquoi ce choix suscite-t-il des critiques, notamment à New York ?

Elias

The Guardian rapporte que Zohran Mamdani, maire de New York, a critiqué la décision de Google. Il estime que l’entreprise se sert de sa place dans la recherche pour favoriser l’adoption de l’intelligence artificielle dans les écoles publiques. Lina Khan, ancienne présidente de la Federal Trade Commission américaine, a également reproché à Google de s’appuyer sur sa position dans la recherche pour pousser les établissements à adopter ses outils d’IA. Ce sont les critiques de responsables publics ; elles ne constituent pas, à elles seules, une décision juridique établissant une infraction. Le désaccord porte sur le choix réel laissé aux établissements : ils peuvent refuser les outils d’IA, mais, dans la configuration annoncée, ils perdent alors aussi l’accès à Google Search. Cela compte particulièrement pour les écoles qui souhaitent que les élèves trouvent des sources et des documents en ligne, tout en évitant qu’ils utilisent des réponses générées pour accomplir leurs travaux. La différence entre désactiver un assistant et couper l’accès à un moteur de recherche devient donc centrale. Google affirme que ses fonctions de recherche et d’IA sont intégrées ; ses critiques y voient un moyen de rendre plus difficile le refus de ses outils. Il faut garder les deux éléments en vue : l’entreprise présente un changement de réglage destiné aux responsables scolaires, tandis que des élus et d’anciennes responsables publiques contestent les conséquences de ce lien entre services.

Victor

Et sur le plan pédagogique, que propose Guided Learning, et quelles limites faut-il garder en tête ?

Elias

Google présente Guided Learning comme une aide destinée à accompagner les élèves dans une démarche de résolution, plutôt qu’à simplement leur donner le résultat. L’idée est de les guider étape par étape lorsqu’ils travaillent sur un problème, afin de soutenir leur compréhension. Google a annoncé que cette fonction était disponible dans le monde entier dans Classroom, et prévoit de la tester dans certaines écoles américaines avant son intégration à Search. D’après Unite.AI, le test de l’intégration dans Search doit commencer à la fin novembre ; il s’agit donc d’un essai annoncé, pas d’une preuve que la fonction améliore déjà les apprentissages. L’entreprise rattache aussi ces annonces à la « lutte productive », un principe décrit par Chris Phillips comme le fait de maintenir les élèves stimulés sans les submerger. Cette présentation donne l’objectif pédagogique affiché, mais ne permet pas de conclure à l’efficacité réelle de l’outil en classe. Les enseignants devront pouvoir observer si les indications aident les élèves à raisonner, ou si elles finissent par leur fournir des raccourcis. Et l’usage de Guided Learning ne règle pas à lui seul la question du contrôle : son intégration à Search renforce précisément le lien entre l’aide par IA et l’accès au moteur. Il faudra donc juger à la fois la qualité de l’accompagnement proposé et la liberté laissée aux écoles de choisir leurs outils.

Victor

Au fond, que faut-il retenir de cette décision pour les établissements ?

Elias

Le point essentiel, c’est que Google prévoit de désactiver par défaut plusieurs outils d’IA pour les comptes des élèves, mais que les établissements qui bloquent entièrement ces fonctions perdraient aussi Google Search. L’entreprise présente les responsables scolaires comme ceux qui décideront de l’activation ; les critiques de Zohran Mamdani et de Lina Khan portent sur le fait que ce choix associe la recherche à l’adoption des outils d’IA. En parallèle, Guided Learning est annoncé dans Classroom et doit être testé dans Search auprès d’écoles américaines sélectionnées. Son objectif affiché est d’aider l’élève à travailler une démarche, mais les résultats pédagogiques ne sont pas établis par l’annonce. Pour les équipes éducatives, les décisions immédiates concernent donc l’accès aux services, les règles d’usage et la manière d’évaluer les outils proposés. Google a indiqué que davantage de détails seraient communiqués avant le déploiement, ce qui laisse encore des questions pratiques ouvertes. Il faudra notamment comprendre comment les administrateurs appliqueront les réglages et quelles possibilités seront offertes aux élèves dans chaque établissement. Le débat dépasse ainsi le lancement d’une nouvelle fonction : il concerne aussi la place d’un moteur de recherche dans l’école et les conditions dans lesquelles l’intelligence artificielle peut y être utilisée. C’est cet arbitrage, entre accès à Search, contrôle des outils et objectifs d’apprentissage, que les établissements devront examiner.

Victor

Merci Elias pour cet éclairage sur les choix que cette intégration pose aux écoles.

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